DE LA
NÉPHRITE DIPHTÉRIQUE
LE REIN DIPHTÉRIQUE
HisTORIQUE
Les premiers travaux sont ceux de Janes et Wade qui signalèrent en Angleterre la fréquence de l’albuminurie au cours des diphtéries infantiles ; son existence fut confirmée en France par les travaux de Bergeron, Bouchut et Empis.
Le fait établi des discussions nombreuses s'engagent sur sa fréquence et sa signification pronostique.
Roger la signale dans presque tous les cas ;
Germain Sée dans la moitié seulement.
Barboza lui assume un pronostic grave ;
Trousseau lui dénie toute valeur pronostique.
La découverte du bacille de la diphtérie en 1883 par Klebs et Lœffler ; les études bactériologiques de Barbier en 1888 permettent de constater l'existence de l’albuminurie dans les 2/3 des angines diphtériques à bacille de Lœffler constatées.
Les expériences de Behring, la pratique clinique de la sérumthérapie de Roux et Martin entraînèrent des
SHAE ei Be discussions nombreuses sur les accidents sériques et l’action du sérum sur le rein. Le sérum peut hypothétiquement produire trois effets. ,
Déterminer l'apparition d’une albuminurie ;
Aggraver une albuminurie déjà installée ;
Améliorer cette albuminurie ;
Et chacun défend telle ou telle de ces hypothèses.
L'absence du bacille de Lœffler dans le parenchyme rénal n’était pas pour simplifier le problème. |
Roux et Yersin démontrèrent expérimentalement que dans le sérum anti-diphtérique, seule la toxine Loœfflerienne était nocive pour le rein.
Ces troubles rénaux concomitants avec un traitement sérothérapique sont étudiés par Weil-Hallé et Casses dans leur thèse. À e
Les albuminuries diphtériques massives furent étudiées dans les thèses de Joubert et Michaud.
En Italie, Modigliani publie un ouvrage FERtIur sur la question.
Enfin, les syndromes de Widal au cours des néphrites permettent de dissocier les syndromes urinaire et sanguin de la néphrite aiguë diphtérique, syndrome commun aux autres néphrites aiguës.
Il faut rapprocher de ces études, celles de l'insuffsance surrénale en général qui amenèrent différents auteurs (Pierrot et Piloz) à étudier les insuffisances surrénales diphtériques. |