ANATOMIE PATHOLOGIQUE
‘Les lésions rénales macroscopiques.
Tous les auteurs reconnaissent l’état congestif du rein au cours des angines diphtériques.
Pour Brault, en dehors de cette congestion, le rein - diphtérique est le plus souvent normal. Pour Egasmonis, il est augmenté de volume, la congestion pouvant être exclusivement corticale, ou étendue à la totalité du parenchyme. Pour Marfan l'aspect est essentiellement variable ; en dehors des reins normaux, on peut constater des reins blancs et mous, plus rarement des reins rouges et durs.
Les lésions microscopiques.
Pour les classiques, il s'agissait de glomérulonéphrite hémorragique.
Morel a le premier montré le double fait suivant l'absence delésions glomérulaires importantes : l’exis-
tence d’une tubulite.
4° Les lésions glomérulaires.
Elles ne frappent jamais la partie vasculaire et fonctionnelle ; elles sont limitées à la capsule de Bowmann.
ED
Les cellules épithéliales de la cavité glomérulaire sont augmentées de volume et hautes : la cavité remplie par un exsudat.
En 1907, Vœlker avait opposé la glomérulo-néphrite scarlatineuse, hémorragique et infectieuse à la tubulonéphrite diphtérique toxique. En 1913, Modigliani oppose dans sa thèse le rein scarlatineux au rein diphtérique.
2° Les lésions tubulaires.
La lésion est essentiellement parenchymateuse ;
c’est une néphrite tubulaire, une tubulique toxique. = Les tubuli contorti voient leur diamètre augmenté, et leurs cellules épithéliales altérées.
Les tubes droits sont'moins atteints.
Les vaisseaux sont dilatés ; il existe de petites hémorragies.
Aviragnet a insisté sur la diversité des lésions dégénératives dans les cas à évolution rapidement fatales, exsudatives, prolifératives, ou interstitielles avec infitration leucocytaire dans les cas à évolution plus lente. |
En résumé « la néphrite diphtérique semble donc caractérisée par les lésions parenchymateuses tubulaires surtout nettes au niveau des tubuli contorti et du côté du glomérule par la congestion sans véritable glomérulite » (Chalier).