DES
d) TECHNIQUES BIOLOGIQUES
Les lapins que nous avons utilisés étaient âgés d’un an. Ils étaient nourris de 100 gr. d’un mélange de feuilles de choux, orge, carottes. L'eau était donnée à discrétion.
L’urine de chaque cage était récoltée dans un récipient dans lequel avait été préalablement placé un petit cristal de thymol pour éviter toute putréfaction.
L’azote total urinaire N. T. a été déterminé par micro Kjeldah], l’urée par la méthode de Fosse au xanthydrol, l’ammoniaque par la méthode de Ronchèse, la créatinine par la méthode de Folin, l’acide
urique par la technique habituelle. Le sang a été recueilli par ponction du cœur. La ponction par la veine marginale de l'oreille est insuffisante pour obtenir la quantité nécessaire de sang. On peut impunément recueillir 10 cm. de sang. Une partie de ce sang était recueilli extemporanément dans un tube à centrifuger du type représenté par la figure 4, et dans lequel on avait au préalable placé quelques cristaux très fins
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d'oxalate neutre de K. Le sang étant centrifugé immédiatement, on procédait extemporanément à la mesure de la réserve alcaline par la méthode de Van Slyke et à la mesure du pH par l’électrode de rotative de Lecomte de Nouy.
L’azole total non protéique a été dosé par micro Kjeldahl, l’urée par la micro méthode au xanthydrol, l'acide urique par la méthode de Laudat.
B. — Ultra-filtration
Nous avons utilisé, pour séparer les albuminoïdes du complexe sérique, l’ultra-filtre de Brull (1), constitué par un bâti d'acier chromé, supportant une plaque de même métal finement perforée : sur celle-ci, on place successivement une rondelle de soie à bluter et une membrane de cellophane de 3/100° mm. d’épaisseur. Le couvercle de l’appareil pèse sur ces membranes par l'intermédiaire d’un cylindre métallique creux et de couronnes de caoutchouc. Le tout est serré par un gros écrou.
Un bâti surélève légèrement l’ensemble et permet de placer sous lui un entonnoir et un récipient qui collecteront le liquide quand il apparaîtra.
Quand l’ultra-filtre est ainsi monté, on y introduit le liquide, puis on relie l’appareil à une bombe d’azote, Nous utilisons ordinairement une pression de 12 kgs.
Les premières gouttes du liquide commencent à paraître après trois quarts d'heure environ. Elles sont
(1) lorgen, constructeur, à Liége.
prélevées à part, et l’on vérifie à l’aide d’une goutte de réactif de Tanret si aucun précipité ne se forme, c’est-à-dire si aucune trace d’albuminoïdes ne souille l'ultra-filtrat. ;
S'il y a un précipité, cela peut n’être que passager. Il faut donc attendre un moment et recommander l’épreuve, quand le filtre est colmaté. S'il se forme encore un trouble, c’est que le montage de l’appareil a été défectueux (la membrane se plisse parfois et une partie du liquide peut passer au niveau de cette irrégularité). |
Dans la majorité des cas, les ultra-filtrats de sérum doivent être dilués au dixième, dans de l’eau salée physiologique, pour présenter une absorption convenable à l’ultra-violet. Maïs au lieu d’opérer la dilution sur l’ultra-filtrat, il nous a semblé beaucoup plus commode de diluer le sérum lui-même, avant de le placer dans l’appareil. En effet, l’on n’a souvent à sa disposition que de faibles quantités de sérum et il en demeure forcément une partie sur la membrane qui diminue d’autant la quantité utilisable.
Des expériences nombreuses nous ont montré que
les résultats étaient identiques.
Si cette technique peut s’appliquer pour l’étude du sérum humain, qui peut être obteny en quantité suffisante, par contre ne disposant par ponction intracardiaque chez le lapin que d’une quantité minime de sang pour faire les examens chimiques et l’ultrafiltraton, nous avons fait construire, sur les indications du Professeur Florence, par Iorgen, à Liége, un dispo-
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sitif transformant lappareil en micro-ultra-filtreur, on peut ainsi n’ultra-filtrer que 2 centimètres cubes de liquide. Le sérum étant dilué à 1/10, 3/10° de centimètres cubes de ce sérum étaient suffisants pour la recherche spectrographique.