‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 15 sur 82 · ETUDE DE LA DISSOCIATION DE L'ACIDE NITRIQUE ET DE L'AMMONIAQUE · texte numérisé non relu

ETUDE DE LA DISSOCIATION DE L'ACIDE NITRIQUE ET DE L'AMMONIAQUE

Calcul du degré de dissociation « et du reste de dissociation Q de NO3H et de NH3

Il nous faut maintenant calculer les quantités d’acide nitrique et d’ammoniaque qui vont se trouver à l’état ionisé ou non dans le milieu de culture, selon sa réaction de ce dernier.

On trouvera du reste la plus grande partie des détails sur cette question dans l’ouvrage de MicHAELIS « Wasserstoffionen- -konzentration » (Springer, Berlin, 1914) (42).

Mais on ne trouve que fort peu d'indications sur ce sujet dans la littérature de langue française, aussi avons-nous réuni dans ce chapitre le raisonnement et les calculs aui nous ont permis d'établir le degré et le reste de dissociation de NOH et de NHä.

La plus grande partie de ce raisonnement a été, du reste. empruntée à la publication de D. Bacx dans le B. S. P. (6) qui expose la dissociation de l’acide lactique.

Nous avons déjà dit que RiPreL expliquait l'absorption de l'ion nitrique en estimant que le mycelium, véritable colloïde amphotère, placé en milieu acide se comportait comme une base en absorbant l'ion NO3 pour donner une molécule complexe :

Protéine — NO:

MEvius pense plus simplement que, seule, la molécule électriquement neutre est susceptible d'entrer dans la cellule.

La conception de RIPpEL présente le grave inconvénient de considérer le PH du protoplasme comme étant sujet à des varia-

tions, ce qui ne paraît pas conforme à ce que l’on sait des concentrations en ions H du milieu intra-cellulaire.

Nous préférons admettre, comme MEvius, l'entrée des nitrates dans la cellule sous forme moléculaire. L’ion NO* est alors réduit par les catalyseurs intra-cellulaires et l’ammoniaque formée prend l’état de dissociation toujours réglée par le pH intérieur.

L’ammoniaque se trouve pour la plus grande part à l’état ionisé c’est-à-dire à l’état d’ions NH“ et OH. Une autre partie, faible mais réelle, y prend la forme moléculaire NH4OH, or sous cette forme l’ammoniaque tend à traverser la membrane.

L'étude de la dissociation de ces corps nous est donc nécessaire.

Depuis les travaux de SORENSEN et de MIcHAELIS, il est devenu commode de mesurer et d'exprimer dans un milieu non seulement la concentration en ions H fournis par la dissociation d’un acide, mais aussi celle des anions et du reste de la molécule non ionisée.

Considérons notre nitrate NO%K.

Rappelons que l’on appelle « degré de dissociation » d’un électrolyte, le rapport entre les molécules dissociées en ions et le total des molécules introduites dans la solution. Ce degré de dissociation est, en somme, le pourcentage de molécules dissociées dans le total ; soit, dans le cas présent :

(NO

Page 1