‹ Contribution à l'étude de la paralysie générale juvénileChapitre 7 sur 7 · SAR · texte numérisé non relu

SAR

Le petit malade a fait des accès de malaria typique. Amélioration certaine. La parole est plus facile. Le tremblement est moins marqué. Les maux de tête ont disparus. Mentalement le malade va beaucoup mieux.

Fraitement de la paralysie générale juvénile

par la malariathérapie

Le traitement de la paralysie générale par la malariathérapie a pour but de produire une réaction fébrile. Ces réactions fébriles sont plus ou moins vives suivant le parasite inoculé. C’est le parasite de la fièvre quarte qui donne le moins de réaction, puis vient celui de la fièvre tierce, enfin celui de la fièvre tropicale. La plupart des auteurs recommandent de n'’inoculer que la fièvre tierce.

Au point de vue de l’anatomie pathologique, l’action de la malariathérapie peut être interprétée comme une intensification du processus d'infiltration et du processus régénératif suivant la conception de Bier, d’où résulterait la rétrocession des lésions aboutissant à la disparition du processus inflammatoire.

W. FREEMANN a cherché à Juger des résultats de malariathérapie par l'étude histologique du cerveau de paralytiques généraux, morts accidentellement ou d’une maladie intercurrente. La malariathérapie est suivie rapidement de l’apparition d’un processus d'organisation de lexsudat inflammatoire méningé et périvasculaire qui caractérise les lésions de la paralysie générale. Les exsudats sont résorbés; la prolifération névroglique et la néoformation vasculaire entrent nettement en régression.

M. D. PaurIAN à observé chez huit paralytiques généraux traités par l’inoculation du paludisme, une régression très remarquable des symptômes et une disparition parallèle complète des modifications pathologiques du liquide céphalo-rachidien (réaction de Wassermann, de Pandy, de Nonne-Apelt, lymphocytose).

MM. Claude, Targowla, Jamache présentent trois paralytiques généraux, traités par la malariathérapie. L'une présente une amélioration considérable au point de vue psychique et somatique ; la seconde améliorée en ce qui concerne l’état général mais reste démente ; la troisième n’a encore tiré aucun bénéfice apparent de cette thérapeutique.

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Un caractère commun, réunit ces trois cas : l’atténuation des réactions humorales.

Contre indication de la Malariathérapie : la déchéance organique, les cardiopaties, les néphrites, les lésions hépatiques, un état général insuffisant un syndrome humoral très intense, lésions vasculaires. etc.

Résultat obtenu par la Malariathérapie chez deux de nos trois cas (le premier et le troisième).

Les deux petites malades ont fait après l'injection du sang malarique des poussées fébriles typiques de malaria : frisson, température monte à 40°, suivie de transpiration. Tous les deux préséntent une amélioration nette. Le premier malade parle mieux et marche mieux et ne titube plus, peut s'habiller seul. Le tremblement a beaucoup diminué. Il est tranquille et il est de bonne humeur. Le signe de Romberg est négatif.

Le deuxième malade ne se plaint plus de sa tête. Chez lui la parole est améliorée ainsi que l'intelligence et la mémoire. Le signe de Babinski est négatif et il n’y a pas de clonus. Le tremblement est moins marqué.

Conclusions

D'après les observations que nous venons d'exposer, nous pouvons relever et mettre en lumière différents points.

Que la paralysie générale des enfants est plus fréquente qu'on ne le crovait.

2. Que la paralysie générale des enfants a avec celle de l’adulte une grande analogie, n’en différant que par des phénomènes psychiques en rapport avec le développement intellectuel du sujet.

3. Que la paralysie 2 sénérale des enfants, dans un très grand nombre de cas, s ‘accompagne d’infantilisme.

4. Que la paralysie générale des enfants est d’origine hérédo-

syphilitique ; les preuves en étaient fournies par la clinique et le laboratoire.

9. Que le traitement malariathérapie peut avoir de très bons résultats dans la paralysie générale juvénile. Dans l’état actuel de nos connaissances cela paraît être la meilleure thérapeutique

à utiliser.

AG

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