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landais, constitué par les fonctionnaires subalternes dont les familles se sont fixées définitivement dans le pays.
Des cas sporadiques ont été signalés dans le monde entier :
— En Amérique, où l’affection est assez fréquente sur le littoral du Golfe du Mexique et dans les Antilles.
— En Afrique où elle est plus rare, sur la Côte Oceidentale.
— En Europe, où des cas ont été signalés. Richartz en publia un cas en Allemagne dès 1908, puis Van de Scheer en Hollande, Thaysen en Scandinavie, Feissly en Suisse, Ferreira au Portugal, Van Praag en Belgique. La France n’en est pas exempte, et si les premiers cas signalés étaient ceux de sujets récemment débarqués des colonies, l’affection a atteint aussi des sujets qui n’avaient jamais franchi nos frontières. Nous citerons les observations de MM. Bensaude, E. Antoine, J.-C, Roux (1930), Picard (1933), Caroli et Le Bourdalès.
SYMPTOMATOLOGIE
L'étude de cette affection doit en être faite telle qu’elle se présente dans son pays d’origine. « Car, suivant l’expression de Fournials, tel un fruit exotique consommé en Europe n’a plus la saveur qu’on lui connaît en le dégustant en pays colonial. ainsi en est-il des affections coloniales ». La Cochinchine est son pays d'élection. La maladie passe par plusieurs stades ; après un début qui peut être brutal, mais qui est le plus souvent insidieux, l’affection peut régresser, surtout si le malade se soumet à une hygiène rigoureuse. Mais d’ordinaire elle arrive rapidement à son second stade : diarrhée graisseuse avec selles volumineuses, stomato-glossite, anémie, cachexie, en sont les symptômes cardinaux. Enfin à un dernier stade, la cachexie est impressionnante, avec son cortège habituel : adynamie, pigmentation, œdèmes et troubles psychiques. La mort n’est pas alors inhabituelle. En Cochinchine, l’évolution se fait ainsi suivant plusieurs périodes, mais il semble que dans les régions tempérées, les premières périodes soient escamotées, l’affection s’est insidieusement installée.
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