HISTORIQUE
À vrai dire, il s’agit d’une maladie très anciennement connue. Sous le nom de diarrhée de Cochinchine, elle à été depuis longtemps décrite par nos anciens médecins de marine et ce nom a longtemps dominé la nosographie clinique.
Les médecins néerlandais, remarquant l’importance de la stomatite et en particulier des aphtes (sprue en Javanais) dans le tableau clinique de cette affection, lui donnèrent le nom de sprue. Les auteurs anglais, considérant que la diarrhée graisseuse est un symptôme plus marquant que la stomatite aphteuse, avaient eu tendance à substituer au terme de sprue, celui de steatorrhée idiopathique et de diarrhée blanche, mais ce symptôme inconstant n’a pas imposé son nom.
Il semble que les premières descriptions qui en aient été faites soient dues à John Biecknell, en Amérique, en 1737, Hallary aux Barbades (1766), sous le nom d’aphtoïdes chronica, et Elliot, de Ceylan (1877), sous celui de phtisis abdomanalis. Patrick Manson, en 1881,
lui consacre un important travail, après Hellary il lui donne le nom de sprue ; la même année, à Batavia, Van der Burg la décrit sous le nom d’ « indisch sprue ».
Dès lors l’affection est considérée comme une entité morbide. Sir Joseph Fayrer lui consacre une série de
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cours. Elle est citée par Kelsch et Kiener dans leur Traité de 1884, et par Bertrand et Fontan en 1886, dans leur Traité sur l’entéro-colite des pays chauds.
Corre la décrit en Indochine, Dutrouleau aux Antilles, Dormoy l’a connue également.
Plus près de nous, nous devons citer les travaux de Ashford, Band, Baumgartner, Caroli, Castellani, Castle, Feissly, Hans Thaysen, Hunter,, Le Dantec, Mackie, Naegeli, Roux, Snapper, Thiroux, Tanon, ainsi que les thèses de Etcheveria de La Rosa et Deville-Chabrolle. Tout récemment d’excellentes études en ont été faites par Fournials et Rietschel.