CONCLUSIONS
Sans vouloir s'opposer à la suture immédiate du périnée, qui doit être la règle, hors quelques cas d'espèce de plus en plus rares (infection, œdèmes, etc.), la périnéorraphie secondaire précoce trouve, en pratique, un certain nombre
d'indications.
[. — Elle doit, en cflet, être pratiquée lorsque la suture immédiate a dû être différée, et surtout lorsqu'il y à eu désunion de cette suture. La cicatrice à plat de la plaie périnéale ne peut donner que des résultats anatomiques et fonc-
tionnels tout à fait insuffisants.
Il. — Elle nous semble bien supérieure à la périnéorraphie secondaire tardive sur deux points essentiels
l Au point de vue chirurgical : effectuée entre le quatorzième et le vingtième jour suivant les sujets, l'opération a les plus grandes chances de réussir, car la vitalité des tissus non encore envahis par le processus cicatriciel est conser-vée. Les lochies ont complètement disparu et ne viendront point souiller la plaie. L'utérus est redevenu pelvien, la lemme n'est plus sous lelfet du traumatisme obstétrical. Grâce à la sulfamidothérapie locale, l'infection est en partie éliminée et le contrôle bactériologique indique le moment opératoire précis.
2° Au point de vue social : et c’est là son principal mérite, elle permet, grâce à la solidité rétablie du périnée, de rendre à la vie normale une femme qui, pendant plusieurs mois, aurait été une infirme.
La malade, d'autre part, se trouvant en ailieu chirureical, se prête plus facilement à la réintervention. Reprise par son foyer, ses occupations, elle risquerait, par négligence, d'attendre qu'un prolapsus important se déclare, avec tout son cortège de misères.