‹ Contribution à l'Étude de la Phlébite PneumoniqueChapitre 4 sur 24 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le temps n’est plus où l’on discutait sur l’origine des phlébites ; leur nature infectieuse est aujourd’hui une chose établie sans conteste ; et au fur et à mesure que s'édifiait cette conception nouvelle des inflammations veineuses, au clair flambeau des doctrines bactériologiques modernes, se créaient des types cliniques bien définis, relevant de causes morbides des plus évidentes. Chaque jour le microscope, sous la forme de microbes divers, montrait la cause qui subordonne la lésion anatomique et la manifestation clinique, et enrichissait le domaine des phlébités de formes étiologiques nouvelles,

Il serait presque superflu de rappeler tous ces faits si l’enseignement de l’histoire n’était là pour nous dire qu’on ne saurait trop les affirmer.

En effet, au commencement du siècle dernier, les auteurs, quoique ignorants des microorganismes producteurs des lésions, connaissaient déjà la nature des phlébites. C'était l’époque de la phléhite adhé-

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sive, L'incontestable autorité de Virchow fit oublier pendant près d’un demi-siècle leur conception, masquée par cette théorie de la thrombose primitive. Comme le dit M. Widal dans sa thèse en 1889, quand avec des documents cliniques, anatomo-pathologiques et microbiologiques, il vint soutenir la nature microbienne constante de la phlegmatia puerpérale, il.y avait fort peu d'années que la notion de son origine parasitaire était entrée dans la conscience médicale. En effet, déjà, M. Doléris, au cours de la fièvre puerpérale avait consacré, dans certains cas de phlébites, l'existence de microcoques dans la tunique interne des grosses veines. Hutinel, dans la fièvre typhoïde, avait constaté quelques formes microbiennes dans l'endophèbe et le caïllot qui la recouvre. Vaquez rapporte des faits avec bacille de. Koch. Depuis lors la phlébite est signalée dans presque toutes les infections. Faut-il rapprocher la phlébite blennorrhagique de Martel, les amygdalites (Troisier, Trumbull), dans l’appendicite (Griffon, Dieulafoy et Pellereau), dans la dyssenterie, le typhus (Murchinson), dans la grippe (Bucquoy, Rendu, Troisier, Chauvet), dans le rhumatisme articulaire aigu où il se pourrait, comme le laisse entendre Léné, que le microbe de Achalme soit la cause là comme sur la valvule mitrale, qu'il y ait (la preuve lui en manque encore), identité de nature entre cette

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