‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 31 sur 59 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Cacinome mammaire avec envahissement des parois thoraciques et du poumon. Pneumectomie partielle. Guérison.

(GŒpPEL, de Leipzig, in Ceutralblat für Chirurgie, 1901.)

Il s’agit d’une femme de 40 ans, atteinte de cancer de la mamelle ayant envahi une grande partie de la paroi thoracique.

La malade avait eu dans sa jeunesse une carie costale, de ce fait la peau se trouvait très solidement fixée aux côtes. L’ablation de ja tumeur n’était possible qu'avec une résection très étendue de la paroi comprenant les parties molles susjacentes.

Au cours de l’opération on trouva le poumon adhérent à la face postérieure du volet thoracique ; comme il était prévu on ne put suturer le poumon dans l'ouverture faite au thorax. On dut résèquer une épaisseur de tissu pulmonaire d'environ un doigt et les bords de la plaie pulmonaire furent suturés à ceux de l’ouverture thoracique. La résorption du pneumothorax opératoire se fit assez rapidement.

La surface de section du poumon se recouvrit lentement d'un tissu sain de granulations, fenêtré par les nombreuses ouvertures des fines et moyennes bronches. Un épithélium délicat recouvrit bientôt toute la plaie ; celui-ci était de même nature que l’épithélium bronchique ; la surface pulmo-: naire et son revêtement était séparés par une traînée circulaire

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de granulations des bords de la plaie cutanée revêtue elle aussi de son propre épithélium.

Avec le temps, la plupart des ouvertures bronchiques se sont oblitérées ; il en persiste encore quelques-unes répondant aux plus grosses divisions des rameaux bronchiques et laissant entrer et sortir l'aire à chaque mouvement respiratoire.

L'opération date de un an et demi.

La tendance qu'ont les plaies pulmonaires à se recouvrir spontanément d’un tissu d’épidermisation est une notion importante capable de faire progresser la chirurgie du poumon.

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