‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 39 sur 59 · OBSERVATION XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXII

Résection du sommet du poumon pour tuberculose pulmonaire. Présentation du malade quatre ans après l'opération.

(Congrès de Chirurgie 1895. TUFFIER)

Il s’agit d’un jeune homme de 22 ans atteint de tuberculose acquise limitée au sommet droit, ne portant aucune trace de foyers de même nature. On pratiqua une incision parallèle au deuxième espace intercostal, aboutissant à 2 centimètres du sternum, au niveau de la mammaire interne. Le grand pectoral et les intercostaux incisés et réclinés, sans aucune espèce de résection osseuse, on procède au décollement de la plèvre pariétale, le décollement est pénible en dedans, facile en dehors. Le décollement terminé dans une étendue aussi grande que possible, on sent nettement l’induration du sommet de l’organe et l’on peut préciser son étendue. « Passant le doigt derrière le sommet du poumon, j'ai saisi

.l’organe avec une pince spéciale qui ménage la friabilité du tissu et je l’ai amené au dehors déchirant ainsi la plèvre pariétale et ne laissant pénétrer qu’une petite quantité d'air dans la plèvre qui faisait collerette autour du poumon. Il n'y avait pas de traces d’adhérences entre les deux feuillets de la séreuse. Je passai au-dessous de ma pince un fil de soie plate qui me permit de faire une ligature en chaine à 6 centimètres au-dessus du sommet et à 2 centimètres au-delà de la portion infiltrée. La ligature serrée, je fixai le pédicule au périoste de la face interne de la deuxième côte, puis je reconstituai les plans anatomiques de la région par des sutures. Pendant l'opération qui a duré 35 minutes, la respiration n'a pas été troublée un seul instant, les suites ont été

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