CONCLUSIONS
I. Les indications de la pneumectomie sont encore à ce Jour assez restreintes.
Les hernies traumatiques du poumon ont toujours donné d'excellents résultats lorsqu'elles ont été traitées par résection.
Les néoplasmes pulmonaires ne sont justiciables d'une pareille intervention que lorsqu'ils sont secondaires à une tumeur du plan osseux thoracique (sarcome costal ou sternal le plus souvent).
A l'exception de quelques cas rares de noyaux tuberculeux pulmonaires et pleuraux secondaires à une carie costale, la pneumectomie dans la tuberculose pulmonaire est une opération qui actuellement ne se justifie pas.
De toutes les lésions septiques, c'est l'actinomycose pulmonaire à sa seconde période (Karewski) qui paraît devoir bénéficier le plus de cette intervention. Les autres processus tels que gangrènes. bronchiectasies seront de de préférence traités par la pneumotomie.
II. La création d’un pneumothorax opératoire devra être considérée comme un accident sérieux que lon devra chercher à prévenir par la création d’adhérences.
a) La suture séro-séreuse primitive avec fixation de l'organe aux lèvres de la brèche thoracique est un pro-
cédé qui a fait ses preuves et peut s'appliquer aux lésions septiques et aseptiques.
b) Le procédé de la pince à demeure (Vallas) sera applicable dans les cas de lésions aseptiques circonscrites pouvant être facilement pédiculisées.
c) La pneumopexie immédiate est le procédé le plus recommandable à employer quand les adhérences pleurales font défaut, pour éviter les dangers du pneumothorax total ; ces derniers cessent dès que l'organe a été attiré et fixé dans la place. On pourra adjoindre à cette manœuvre l'aspiration à l’aide d’un trocart de l'air restant dans la cavité pleurale.
I. La suture immédiate de la plaie pulmonaire est réservée aux interventions aseptiques ; elle constitue un excellent procédé d’hémostase et met à l'abri d'un pneumothorax pouvant provenir de la section des petites bronches.
IV. Les processus aseptiques seront traités par le tamponnement et le drainage. Le revêtement des plaies pulmonaires se fait dans ces cas-là par prolifération de l’épithélium muqueux bronchique.
NES Le President de la Thèse,
M. POLLOSSON.
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Le Doyen, LORTETL: