‹ Contribution à l'étude de la Polypeptidémie des brûlésChapitre 14 sur 16 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Pierre B..., entre à l'Hôpital Tenon le 25 décembre 1936. Il est âgé de 42 ans ; la veille ayant voulu se déguiser à l’occasion du Réveillon de Noël avec de l’étoupe et du coton, il enflamme accidentellement son accoutrement à la flamme d’une bougie ; en quelques secondes, il est transformé en torche vivante.

À grand peine, on éteint les flammes. Les lésions sont graves et étendues, elles siègent surtout aux membres supérieurs, au thorax, à la tête. Dès son entrée, on procède au tannage.

Température 38°. Pouls 110, TA 15-37, Urée 0,38.

L'état général est bon et le malade ne souffre pas, il se plaint par contre d’insomnie totale. Etat stationnaire pendant 3 ou 4 jours. La température est retombée à 37,3°.

Un matin, des taches purpuriques apparaissent sur l’abdomen, elles s’accentuent dans la journée : le lendemain, de véritables traînées hémorragiques

re

couvrent la peau saine. Le jour suivant les croûtes de tannage sont soulevées par des hémorragies en nappe des lésions.

La numération globulaire montre une leucocytose à 25.000 éléments, un nombre d’hématies de 8 millions avec présence de nombreux globules rouges et d'hématies nuclées. Le taux d’hémoglobine est irès élevé. On pratique la recherche de l’azoténie ; elle est de 0,90. Le chiffre de la polypeptidémie est de 0,080. Le malade délire, est très agité ; une diarrhée profuse s’installe. Il meurt quelques heures après dans un tableau d’agitation et de collapsus excessivement marqué. $

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