‹ Contribution à l'étude de la polyurie prétuberculeuseChapitre 14 sur 33 · Q. 18.500 traces d’albumine même traitement · texte numérisé non relu

Q. 18.500 traces d’albumine même traitement

17. — Q. 16.000. D. 10.027. Claire, aqueuse, sans dépôt. Dans le fond du bocal, au microscope, on trouve du pigment noir, quelques fines gouttelettes de graisse. Pas d’albumine, pas de réaction rouge avee le perchlorure de fer. Même traitement.

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18. — 16.000. D. 1006. Petits flocons blanchâtres nageant dans un liquide aqueux et clair. Ces flocons au microscope contiennent : débris cristallins ayant l'apparence de l'acide urique ; nombreuses cellules rénales des tubes de Bellini ; cellules en raquette du bassinet dont quelques-unes ont subi la transformation vacuolaire ; gouttes de graisse ; quelques leucocytes très déformés. On trouve aussi des amas de très fins tubuli, tortueux et granuleux, signes d'irritation ré-

nale.

Extraitde bélladones = Er EURE r AEUG 22 Ahéhatque ee MT CORP ESA Ce traitement est poursuivi jusqu'au 30 janvier. 19. — 16.550. D. 1.005. Un peu plus foncée que les jours précé-

dents, un des bocaux contient 2 litres d’une urine sanguinolente avec un dépôt blanchâtre.

On voit au microscope : Hématies ayant perdu leur hémoglobine, gouttelettes de graisse très nombreuses, un cylindre hyalin contenant dans son intérieur des hématies et des gouttelettes de graisse.

21. — 17.500. Un des bocaux a une teinte opaline jaunâtre, il a D. 1.004. Les 2 autres bocaux sont bien moins teintés, leur D. 10.015. Pas de dépôt.

Du 23 janvier au 1% février. — Les urines oscillent entre 16 et 18 litres.

Du 1e* février au 25. — Les urines oscillent entre 15 et 9 litres.

Puis subitement en même temps qu'on note 38°8 le matin et 40°9 le soir, le malade urine le 26 février 25 litres. Ce taux se maintient les 3 jours suivants en même temps qu'une température voisine de 40°.

Le 27 février on ordonne le traitement à l'extrait de feuilles de noyer et à l’arséniate de soude. Puis les urines retombent à 17 litres le 127 mars, 21 litres, le 2 et la moyenne du mois tombe à 8 ou 9 litres. Elle descend même à 6 litres vers la fin du mois. Cette moyenne de 6 litres se maintient règulièrement pendant la 1 moitié d'avril puis - tombe à 5 et même 4 litres.Cette moyenne de 4 à 5 litres continue au

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mois de mai. La veille de son départ le 43 mai, il avait uriné un peu plus que de coutume : 5 litres 750.

ANALYSE DES VOMISSEMENTS DU 21 FÉVRIER. — Volume des matières rendues 250 centimètres cubes.

Il y à 60 centimètres cubes de liquide filtré en 6 heures, liquide très visqueux filtrant difficilement presque incolore. À peine acide au tournesol. Aucune réaction avec le papier Congo. Pas d'HOI. Pas d'acide lactique. Traces d’acide butyrique. Pas d'acide acétique. Acidité totale presque nulle, environ 0,05 centimètres pour 1000. Forte quantité de mucus etun peu d’albumine, pas de syntonine, traces de propeptone et de peptone. Assez grande quantité de sucre.

L'eau iodée ne colore pas le liquide.

Vomissements du 6 février : :

Q. 600 centimètres cubes, D. 1.01. Couleur rougeûtre indiquant la présence du sang. Consistance sirupeuse filtrant assez difficilement. Le liquide contenait en suspension des débris d'aliments (viande). Réaction acide au tournesol. Rien au papier Congo. Pas d'HCI. Traces d'acide lactique. Traces d’acide acétique.

Forte quantité d'acide butyrique.

Acidité totale 2 gr. 65 par litre en acide lactique. Traces de mucus. Forte quantité d'albumine. Pas de syntonine, Traces de propeptone et de peptone.

L'eau iodée ne colore pas le liquide.

Remarque. — Si la polyurie n'est pas ici le premier signe de tuberculose pulmonaire puisqu'on avait déjà noté des hémoptysies, au moins est-elle l’un des premiers et des plus frappants, puisque lorsqu'on l’a constatée les signes physiques étaient presque nuls.

Le résultat du traitement donne une confirmation éclatante au diagnostic. En effet tant que le traitement s’est attaché à combattre la polyurie il a échoué d’une façon à peu près complète. Tous les médicaments indiqués ordinairement comme

réussissant le mieux dans la polyurie essentielle, entre autres

l’opium et l'antipyrine, ont été ici inefficaces. On a même vu l’état du malade empirer et au bout de près de 2 mois de ce traitement l’urine a atteint le chiffre énorme de 95 litres, A partir du 27 février on institue le traitement: sirop d'extrait de feuilles de noyer, pilules à l’arséniate de soude et à l’iodoforme et on supprime tout autre médicament. Non seulement l’état général s'améliore au point que le malade sort 2 mois après sur sa demande, mais le taux des urines s’abaisse à 4 ou 5 litres et on ne voit plus reparaître ces chiffres énormes de 20 à 25 litres. Il nous semble impossible de mieux démontrer que la polvurie était bien due ici à la tuberculose.

Ce malade a présenté une particularité fort rare, ce sont les urines graisseuses qu'il a émises à un moment. Des recherches soigneuses ont été faites au microscope mais sans amener aucun résultat.

Enfin il faut dire un mot des températures extraordinaires observées ici. Elles ont été prises avec le plus grand soin et chaque fois avec plusieurs thermomètres. Leur exactitude ne saurait être mise en doute. Contrairement à ce qui est noté dans les observations de polyurie ordinaire où la fièvre supprime momentanément la polyurie, ici la température n’a pas d'action sur la quantité d'urine. Nous trouvons le 13 janvier 47 lit. 500 avec 41°6 de température et le 23 janvier 48 lit. 200 avec une température de 33 degrés. La température doit être mise ici sur le compte de l'infection tuberculeuse. Notons enfin au point de vue de la composition de Purine la diminution du chiffre des chlorures dont la moyenne est chez ce malade de 7 grammes par jour, et l’abaissement considérable des phosphates dont le chiffre, 0 gr. 17, est de beaucoup inférieur à la moyenne. Il est difficile de tirer des

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conclusions de ces chiffres, car le malade s’alimentait fort

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