CONCLUSIONS
1°) La sérothérapie humaine a rendu de grands services avant l'avènement de la mycothérapie et des nouvelles thérapeutiques antibiotiques. Elle peut continuer à en rendre actuellement car son ère n'est pas terminée.
2°) Le choix des donneurs doit être minutieux car, non seulement il faut écarter la syphilis, la tuberculose et le paludisme, mais encore l'hépatite infectieuse qui risque de provoquer une hépatite d'inoculation chez le receveur comme elle l'a fait aux Etats-Unis pendant la guerre de 1941 à 1945.
Pour diminuer les chances d’inoculer cette hépatite nous conseillons :
— de ne pas mélanger les sérums de différents donneurs au cours de la préparation;
— de stériliser, à la chaleur sèche de 160° pendant une heure, les aiguilles qui servent à faire les prélèvements (le virus de l'hépatite d'inoculation apparaissant comme particulièrement résistant à la chaleur).
3°) La congélation et la conservation au frigorifique à très basse température (-12°) permettent de garder intactes toutes les propriétés thérapeutiques et immunologiques des sérums qui peuvent être ainsi utilisés de nombreux mois et même plusieurs années après leur prélèvement.
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4°) Les sérums de convalescents de rougeole, par leur action préventive et curative, doivent jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre cette maladie et contribuer ainsi à diminuer la mortalité infantile.
5°) La difficulté qu'il y a à se procurer des sérums de convalescents de coqueluche doit orienter les centres de sérums de convalescents vers la préparation de sérums de sujets hyper immunisés.
6°) Le sérum de convalescent d'orchite ourlienne a une action efficace dans la prévention et le traitement de cette complication des oreillons chez les adolescents et les adultes jeunes.
7°) C'est dans les formes graves et compliquées
d'albuminurie que les sérums de convalescents de
scarlatine nous ont donné les résultats les plus spec- taculaires.
8°) Devant l'absence actuelle d’une thérapeutique préventive et curative absolument efficace, on ne doit pas négliger de considérer la sérothérapie humaine comme l'un des principaux éléments de la lutte contre la poliomyélite.
Vu : Le Président de Thèse, J. TAPIE
Vu : ZLe Doyen, LEFEBVRE
Vu el permis d'imprimer :
Toulouse, le 19 Décembre 1949, Le Recteur, Président du Conseil de l'Université, Pour le Recteur, DUPOUY