SCARLATINE
Nous avons déjà vu, au début de cet historique, les succès obtenus, dès 1895, par Roger, avec le sérum de convalescent de scarlatine. À cette époque également Blumenthal, Scholtz, Weisbecker et Rumpell utilisent cette thérapeutique, mais l'emploi de doses trop faibles de sérum leur fera abandonner cette méthode.
Vers 1914 Reiss reprend l'étude de la Sérothérapie de la scarlatine et préconise l'emploi de doses massives de sérum. Îl est suivi par de nombreux au-
teurs allemands tels : Robert Kock, Herz, Zingher, Schulz.
Mais c'est dans les pays anglo-saxons où la Scarlatine revêt une particulière gravité que les résultats les plus encourageants sont obtenus. Kling et Wildfeld emploient avec succès la sérothérapie dans 237 cas de scarlatine maligne en Suède. Weawer, aux Etats-Unis, traite ainsi plus de 50 scarlatineux graves
en 1921.
En France, de son côté, Debré, en collaboration avec Joannon, Bonnet et Lamy étudie la réaction
de Dick ét le phénomène d'extinction de Schultz- Charlton.
Lamy, grâce à une technique appropriée utilisant les réactions cutanées à la toxine de Dick, détermine la valeur, en unités antitoxiques, de chaque sérum de scarlatineux, ce qui permet une judicieuse utilisation prophylactique des sérums et de diminuer, dans une très large mesure, la malignité de la scarlatine.