‹ Contribution à l'étude de la prophylaxie de la syphilis héréditaireChapitre 26 sur 33 · ECHECS DU TRAITEMENT IMPUTABLE À UNE INSUFFISANCE DE CE TRAITEMENT · texte numérisé non relu

ECHECS DU TRAITEMENT IMPUTABLE À UNE INSUFFISANCE DE CE TRAITEMENT

Le traitement est la seconde étape de la prophylaxie et, après le dépistage, plusieurs questions se posent pour le syphiligraphe :

1° Quels sont les cas justiciables du traitement?

2° Lequel des procréateurs faut-il traiter?

3° Quelle sera l'intensité du traitement?

4° Quand sera-t-il appliqué ?

Nous passerons en revue ces quatre problèmes et nous insisterons plus longuement sur le dernier, qui nous paraît avoir le plus d'importance dans l’étiologie des échecs du traitement.

1° Quels sont les cas justiciables du traitement ?

En matière de prophylaxie prénatale, les indications du traitement doivent être posées plus largement que si l’on envisage seulement la santé des procréateurs eux-mêmes. Il ne faut pas entrer dans la distinction entre : syphilis en évolution et

syphilis éteintes,

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entre : syphilis « blanchies » et syphilis guéries ;

car, il est difficile d'affirmer qu’une syphilis est guérle; on n'est jamais certain qu'une syphilis est vraiment éteinte et ne sera pas réactivée, comme le cas a été fréquemment signalé, par le fait même de la grossesse; aussi l’accoucheur peut-il difficilement considérer plusieurs variétés de syphilis : il ne doit y avoir pour lui que: « La syphilis » avec tout ce qu’elle comporte de dangers pour la procréation.

Sont donc justiciables du traitement :

a) TOUS LES CAS CERTAINS DE SYPHILIS ACQUISE OU HÉRÉDITAIRE, récente ou ancienne, de l’un ou l’autre des procréateurs ; tous les cas où le dépistage a apporté une certitude.

Toutefais, dans les cas particuliers de syphilis présumée guérie, on pourra, à la rigueur, se dispenser de traiter les procréateurs qui ensemble, ont déjà procréé des enfants indemnes de toute atteinte syphilitique.

Mais, lorsque les enfants, même bien portants, sont porteurs de stigmates, on devra conseiller le traitement en vue d’une gestation ultérieure, car à un enfant seulement porteur de stigmates peut succéder un avortement ou un mort-né.

b) LA PLUPART DES CAS DE SYPHILIS PROBABLE, en faisant alors une distinction entre primipares et pluripares.

— Chez les primipares, on ne peut vraiment insti-

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