INTRODUCTION
Sous le nom de pyélonéphrite à forme hématurique nous désignons toute infection pyélo-rénale dans laquelle l’hématurie, par sa constance, sa durée ou son abondance, s’élève à la valeur d’un symptôme et imprime à l'affection une physionomie particulière. :
Parmi ces infections rénales, certaines, qui s’accompagnent de dilatation des calices et des bassinets avec rétention, s’apparentent plutôt aux hydronéphroses infectées et nous les laisserons volontairement de côté.
Toute pyélonéphrite sans rétention s’accompagnant d’hématuries entre donc dans le cadre de notre sujet, quelle qu’en soit l’étiologie. De ce fait, nous aurons en vue non seulement les pyélonéphrites hématuriques à colibacilles, manifestation rénale fréquente de troubles intestinaux et qui se raltachent par conséquent au syndrome entéro-rénal d’Heitz-Boyer, mais encore toutes les pyélonéphrites banales succédant à des
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infections, locale ou générale, ou même spontanées, qui donnent lieu, comme les précédentes, à des hématuries.
Partant de ces considérations et ce sera là particulièrement l’objet de cette thèse, nous tâcherons de montrer qu'il existe une pyélonéphrite à forme hématurique bien caractérisée, indépendante de toute tuberculose, calculose ou cancérose; nous nous efforcerons d’en dégager des conclusions intéressantes surtout pour le diagnostic et le traitement.
Voici le plan qui sera suivi
Après un aperçu sur l’historique de la question, nous consacrerons les chapitres suivants à l’étude proprement dite du syndrome hématurique au cours des pyélonéphrites.
Successivement, nous en étudierons :
I — L'étiologie et la bactériologie; IT. — La pathogénie et l’anatomie pathologique; IT. — La symptomatologie; IV. — Les formes cliniques; V. — Le diagnostic différentiel; VI. — Le pronostic et le traitement.
Nous citerons ensuite les observations, inédites ou déja publiées, qui viennent à l’appui de notre thèse.
Enfin, nous donnerons la liste bibliographique des ouvrages consultés.