‹ Contribution à l'étude de la Pyélonéphrite Bacillaire chez les BovidésChapitre 7 sur 11 · FE · texte numérisé non relu

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fin de la maladie, quand il y a à ce moment infection vésicale surajoutée.

Dans la pyélonéphrite, l’urine paraît trouble hématique, souvent brunâtre et fétide ou d’odeur ammoniacale. Après un certain repos, les globules de pus et les globules rouges dont elle est chargée, parfois même les débris épithéliaux et muqueux descendent au fond du tube et forment un dépôt rouge sale d’assez forte épaisseur. L’urine qui surnage est trouble, rougeâtre et brunit rapidernent à l’air.

LA PIROPLASMOSE BOVINE.

C'est surtout une maladie de pâturage ; elle sévit à l’état enzootique. Elle revêt une forme aiguë avec, au début, une ascension thermique élevée. L’urine recueillie est encore sanglante, sa teinte cependant est plus foncée, elle oscille entre le rose, rouge, la couleur malaga ou marc de café. Elle ne donne aucun dépôt, ses caractères restent les mêmes et ne présente pas de fermentation ammoniacale, car ici on n’a pas de sang mais de l’hémoglobine dissoute.

L'HÉMOGLOBINURIE TOXIQUE.

C'est encore le mal de Brou. Elle est rarement constatée et quand elle se produit elle pourrait se confondre avec l’affection précédente.

M. Cocherel, dans sa thèse de Doctorat Vétérinaire, en donne une bonne description. Elle débuterait d’une façon soudaine, il y aurait de suite émission d'urine rouge brunâtre, mais dans tous les cas les troubles gastro-intestinaux seraient très nets.

Pronostic

En général, le vétérinaire n’est qu'assez rarement consulté à la période des troubles vagues. Ce n'est seulement que lorsqu'il survient des complications, des ulcérations de la muqueuse vésicale, des uretères et du bassinet, constatées sous forme d’hémorragie, que les propriétaires s'inquiètent. À ce moment l’urine est devenue rougeâtre où noirâtre et malgré l'emploi de traitements énergiques, aucune amélioration ne survient dans l’état des malades. L’affection est très grave, les lésions étant irréparables.

Anatomie pathologique

Nous considérons des lésions contingentes et des lésions essentielles. Les premières sont celles de l’appareil génital et de l’ouraque ; les secondes intéressent le rein, l’uretère, la vessie et l’urètre.

Lésions contingentes

Dans le vagin, il existe presque toujours des érosions de mauvaise nature, un état catarrhal plus ou moins prononcé de la muqueuse et, quelquefois, l’inflammation a disparu pour laisser place à un peu d’infiltration. L’utérus peut être le siège d’une métrite et contenir des produits purulents.

Chez le mâle, on observe des lésions du même ordre sur le fourreau et sur la verge, telles que des plaies à caractère ulcéreux sur le prépuce (Hess). On peut aussi avoir de l’acrobustite.

Au niveau de l’ombilic, il y a parfois une altération qui se traduit par une tuméfaction fistuleuse, et après incision on voit une communication entre la vessie infectée et le canal de i'’ouraque purulent.

Lésions essentielles

Les altérations essentielles peuvent ne pas intéresser l'appareil génital et leur intensité est fonction de l'allure clinique de la pyélonéphrite. Plus elle a duré, plus les lésions seront étendues.

Au niveau de l’urètre, chez la vache, la muqueuse peut être indemne, mais le plus souvent elle est œdématiée, épaissie et couverte de taches ecchymosiques, l’orifice vaginal est turgescent et recouvert d’un exsudat muqueux. Avec le temps, l’inflammation s’atténue et au bout d’un mois ou deux on ne trouve plus qu’un urètre épaissi, grisâtre, une muqueuse urétrale à surface desquamée, érodée sur divers points de son trajet avec des marbrures ça et là.

La vessie également malade est rétractée ; elle peut contenir de la matière purulente de l’urine altérée et des fausses membranes fibrineuses. Sa muqueuse est congestionnée, épaissie, ponctuée d’ecchymoses d’un rouge brun, et recouverte parfois de coagula fibrineux adhérents, d'apparence croûteuse ; ses parois épaissies lui donnent, lorsqu'elle est vide, les caractères d’une tumeur pleine (Cadéac). Quelquefois, elle a conservé ses caractères à peu près normaux, elle contient alors une petite quantité d'urine louche, rougeâtre, purulente, très albumineuse. Après lavage, on peut apercevoir une muqueuse ulcérée ou encore des lésions de cystite chronique hémorragique.

L’urine peut contenir des calculs, des sédiments, qu'Immenger appelle des sédiments secondaires, qui

résulteraient de la décomposition de l'urine : ce serait la lithiase secondaire.

Les lésions types s’observent au delà de la vessie; elles portent sur les uretères, le bassinet et le rein. L'extension s'opère presque toujours d’un seul côté.

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