‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite dite "gravido-toxique"Chapitre 8 sur 67 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les pyélonéphrites constituent une affection fréquente et de pronostic habituellement bénin au cours de la gestation. Cependant, certaines formes cliniques, particulièrement oraves et rares, ont été récemment mises en lumière : ce sont celles dans lesquelles, aux symptômes infectieux banaux et communs à toutes les pyélonéphrites, s'ajoutent des symptômes qui semblent être plus spécialement en rapport avec l’état de gestation. Le professeur FruniInsaozz qui les a particulièrement étudiées a proposé pour ces formes le nom de « Pyélonéphrite à forme gravido-toxique » ou de « Pyélite, maladie gravido-toxique ».

Ayant eu l’occasion d'observer plusieurs cas qui paraissent entrer dans ce cadre nosologique, au cours de notre séjour dans le service de notre maître, le professeur CouvELAIRE, qui a bien voulu mettre à notre disposition les archives de la Clinique Baudelocque pour rechercher des cas analogues antérieurs, nous avons eu le désir d’étudier leur étiologie, leur caractères cliniques, leur pronostic, et le traitement qu'il convient de leur appliquer. Nous avons cherché aussi à préciser le terrain sur lequel elles évoluent de préférence.

En feuilletant les archives de la Clinique Baudelocque, nous n’avons pu trouver qu’un très petit nombre d’observations présentant les caractères cliniques et évolutifs de cette forme «gravido-toxique » des pyélonéphrites. Ce nombre se trouve encore réduit si l’on élimine —- comme nous avons cru devoir le faire — les cas dans lesquels le caractère grave

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de la maladie peut trouver sa cause dans une lésion de l’arbre urinaire supérieur, telle que calcul rénal ou urétéral, coudure ou anomalie congénitale de l’uretère, ou tuberculose rénale coexistante. Nous avons préféré n’étudier que les cas dans lesquels la maladie évoluait sur un rein indemne de toute lésion de cet ordre, mais en admettant la possibilité dé lésions de néphrite plus ou moins latente, antérieure ou consécutive à la pyélonéphrite.

Par ailleurs, à côté des observations du professeur FRUHINS- HOLZ, nous avons trouvé dans la littérature, un certain nombre d’observations de pyélonéphrites graves, qui paraissent entrer, par leurs caractères cliniques et évolutifs, dans le cadre des Pyélonéphrites à forme dite gravidotoxiques. Nous avons ainsi réuni vingt-sept observations, auxquelles nous joignons quatre observations recueillies à la Clinique Baudelocque.

Ce chiffre réduit nous paraît néanmoins préférable à un plus grand nombre d’observations, moins caractéristiques et moins probantes, du fait de l’existence de lésions anatomiques de l’arbre urinaire supérieur.

Que M. le professeur COUVELAIRE, qui nous a inspiré ce modeste travail, veuille bien trouver ei l'expression de notre très profonde et très respectueuse reconnaissance ; nous devons également de vifs remerciements à M. le professeur agrégé LACOMME qui a bien voulu nous aider de ses précieux conseils.

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