‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite gravidique et de son traitement en particulier par le sérum anticolibacillaireChapitre 15 sur 38 · LORS VE · texte numérisé non relu

LORS VE

l'intermédiaire des lymphatiques gagnent la circulation générale (1)

Nous verrons plus loin pourquoi le colibacille qui arrive si souvent au niveau du rein (10 % des femmes enceintes, Falls), est fréquemment éliminé sans provoquer de lésions.

La phase sanguine a été mise en évidence, comme nous l’avons déjà vu, par Bar, par Widal, puis Widal et Lemierre qui ont pu isoler le bacille par hémoculture. Cette phase sanguine est le plus souvent difficile à surprendre, Kidd compareles microbes des infections urinaires à des « oiseaux de passage » qu'il faut savoir surprendre. C’est au moment d'un frisson qui indique qu’une dose importante de microbes est déversée dans la circulation, qu'il faut faire la prise de sang. Une hémoculture, négative d’ailleurs, n’est pas une objection à la réalité de cette infection par voie sanguine.

Dans le rein, c’est au niveau du corpuscule de Malpighi que se fait le passage. Il y a là, comme nous le verrons, un ralentissement considérable de la circulation sanguine. Le passage peut se faire facilement sans créer de lésion rénale. Mais souvent le parenchyme est altéré. Le Professeur Vincent a bien étudié cette infection rénale par le colibacille et le passage à travers la paroi des capillaires qui composent le glomérule. Il a vu les lésions de ces

1. Chez la femme enceinte, la compression du côlon droit, du rein et de son pédicule, de l’uretère, entraîne une triple stase : intestinale, vasculaire, et urinaire, qui explique bien l’origine de ces pyélonéphrites (prof. Vincent).

Le

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