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RADIOGRAPHIE DE FACE

Une telle radio doit nous permettre d'apprécier

La continuité des bords supérieur et inférieur

du col.

La longueur de ce col.

L'angle qu'il forme avec la diaphyse.

1° Importance de la rotation interne.

I y a, bien entendu, tout intérêt à ce que ces deux dernières mesures puissent se compter la première en centimètres, la seconde en degrés, directement sur l'épreuve radiographique. Or, pour cela, la posi-

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tion des segments de la potence fémorale importe beaucoup. Une très simple expérience va nous le montrer : au-dessous d’une source de lumière et assez loin d'elle, plaçons une feuille de papier blanc; maintenons horizontalement au-dessus de ce

papier, entre le pouce et l'index, un fil métallique

dont nous avons préalablement coudé une extrémité à angle obtus. Imprimons à ce fil un mouvement de rotation en faisant glisser l’un sur l’autre, les doigts qui le maintiennent, -observons-.en même temps l'ombre projetée sur lé papier et ses variations au cours de la rotation du fil.

Nous voyons que : plus la partie coudée se rap: proche du plan vertical, plus son ombre diminué et

plus l’angle projeté augmente.

Lorsque la partie coudée est dans le plan vertical, on ne la distingue plus et l’angle devient invisible il égale en effet r80°. ;

Lorsque, au contraire, les deux parties du fil sont horizontales, l'ombre en est bien visible, nettement coudée, la longueur des segments de l'angle, l’ouverture de cet angle sont en tout comparables aux dimensions réelles mesurées sur le fil.

La position horizontale des branches du fil coudée est évidemment la seule qui en permette la pro- Jection exacte.

Appliquons maintenant cette expérience à la radiographie de l'extrémité supérieure du fémur ; ici, rien n'est changé : la lumière est remplacée par l’'ampoule,le papier par la plaque,et le malade étant

FIGURE 3 Ombre projetée par le fil métallique coudé

couché sur la table radiographique, le problème consiste à amener les branches de la potence fémorale sur un plan horizontal fictif parallèle à celui de la plaque.

Quelle est donc l'orientation du col fémoral lorsque le malade est en décubitus. dorsal ?.

Nous savons que dans cette position, la pointe du pied tombe en dehors en rotation externe, ce mouvement entraine tout l'axe du membre,et la dia-

physe tourne sur elle-même comme tout à l'heure notre fil de plomb, pour une rotation très accentuée, la petite branche de la potence tend à devenir verticale.

Supprimons donc cette rotation externe en joignant la pointe des pieds. Si nous observons alors l'orientation du col en comparant la position sur un squelette très exactement monté, nous voyons que le col présente encore une obliquité en haut et en

dedans.

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La rotation indifférente, pointes des pieds jointes, . amène en effet l’axe transversal des condyles sur un plan horizontal ; or, n'oublions pas que cet axe n’est pas parallèle à celui du col, mais qu'il forme avec lui un angle de »4 à 30° à sinus ouvert en avant ct en dedans, c'est l'angle d’antéversion normale. 1 ” 2 4

FIGURE 4 (FESTUT et JAcoB)

x. x. Axe dés condyles. B. C. Rétroversion. Y. y. Axe du col fémoral. - ‘= ‘ D, Antéversion. A. Cas normal.

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Donc pointes des pieds jointes, le col a encore une obliquité de 30°. (

Et si l’on veut que le col devienne horizontal, il faut encore accentuer la rotation interne du membre d'une valeur égale à ‘cet angle d'antéversion ; ül faut donc en partant de zéro imprimer au membre un mouvement de rotation interne-effectif de 30°.

Ce mouvement dégage le grand trochanter de sa situation postérieure et l'amène bientôt.sur le même

L'ampoule, l'os et la plaque en bonne position

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