‹ Contribution à l'étude de la Répercussion de la déglutition sur la motilité de la portion thoracique de l'arbre aérienChapitre 7 sur 11 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

sel A mécanique respiratoire a fait l’objet de nombreux

travaux de la part de tous ceux qui au cours de la

pratique phtisiologique ont sous les yeux la projec-

Pr tion cinématique de la cage thoracique, du médiastin ou du moignon pulmonaire sur l’écran fluorescent ra-

2 dioscopique.

Dans ces études, il ne paraît pas que les auteurs se

soient intéressés encore à la correspondance trachéo-

broncho-pulmonaire des mouvements de la dégluti-

tion. { Nous n’avons pas à envisager ici la déglutition du- 3 rant le cours de l’œsophage thoracique, le chemine- L

ment d’une bouillie ou d’une sonde opaque permet de l’étudier aisément. Nous voulons nous circonscrire à l’étude de la transmission du mouvement de la déglutition, c’est-à-dire la mise en jeu des muscles qui agissent sur la contraction du pharynx nécessaire à l’avalement de la salive, c’est-à-dire à l’acte qui consiste à faire descendre celle-ci en aval du gosier.

Cette étude nous a été inspirée par notre Maître, le

Docteur REYT. qui nous a proposé ce travail à la suite

PA

Nous ed. cette observation qui ne le Soin : de départ de ce travail: nous essaierons ensuite par un = rappel anatomo-physiologique, d'établir quel est le rôle exact de la déglutition sur les mouvements de l’arbre \ trachéo-bronchique et nous verrons quelles peuvent être les déductions que l’on doit tirer suivant les moda-

lités que l’observateur peut constater.

M. Ba... 16 ans.

En septembre 1940 : Découverte d’une lésion de la L | base droite : Cavité du volume d’une mandarine avec

niveau liquide siégeant très près du hile et dans la région ee de la scissure moyenne.

Bacilloscopie positive. Mauvais état général.

Lo %

MIO A MALE à

CAR |'hRnS fs

A Le 19 septembre : Création d’un collapsus droit. £ . Tendance à la déviation médiastinale.

ge La caverne est volumineuse. é Amélioration rapide de l’état général.

Re En novembre : Petite hémoptisie.

En décembre 1940 : Le malade a repris 9 kilogs. Mais la caverne persiste, avec néanmoins des variations de volume. Peu d’expectoration mais perception des râles oraux.

En février 1941 :

Hémoptisie après iaquelle la caverne semble disparaître.

En avril 1941 :

Réapparition de la caverne qui est volumineuse. En décembre 1941 :

Nouvelle hémoptisie avec poussée fébrile, courte mais élevée.

| Après un Émes approfondi on décèle à une adhér

ostéreure jusque-là invisible. ST RON MU NL :

Le 2haÿ0119420 00 Rs ne

La pleuroscopie permet de préciser qu il existe deux adhérences : l’une très apicale et postérieure assez lon-

‘gue. L'autre, tassée et trapue, en. dehors de celle-ci. |

La section a des suites opératoires très simples sans à

réaction fébrile. 14

Cette section ne semble pas améliorer l’évolution de:, «4 à

e la caverne, bien que le collapsus qui est absolument total

soit assez poussé. RL

Le 12 septembre 1942 : Au cours de l’examen aux rayons X on est tout surpris de voir la caverne exécuter un brusque mouvement d’ascension avec une course d’environ 4 cm. sur la projection de l’écran; le patient venant d’avaler sa salive, il nous a suffi de provoquer de nouvelles déglutitions pour observer le phénomène avec une

constance absoluè chez ce malade.

Interprétant ce signe comme devant signifier une trop grande liberté du moignon, nous avons songé à influencer cette caverne inerte en provoquant une réaction pleurale par irritation artificielle. Nous avons donc procédé à des 1 injections régulières d’huile goménolée à 5 % par petites doses de 10 à 20 cm°, après chaque insufflation. Chaque injection a été suivie d’une réaction fébrile avec poussée à 40° assez éphémère. On a vu apparaître un niveau liquide.

Jusqu'au mois de janvier 1943, date où est apparue un épanchement de trois travers de main, les mouvements

par! les de dégtition Disparition 1 râles

eu ë Fe re

Impressionné par cette observation, nous, vons ë étendu nos examens à tous les pneumothorax que nous entretenions et nous avons essayé d'expliquer ce phénomène qui avait retenu notre attention et notre curiosité. Ce sont ces observations et suggestions que nous

voudrions exposer dans ce travail.

Nous exposerons tout d’abord lessai d’interpréta tion du phénomène; pour cela il nous est indispensable de bien étudier l’anatomie réciproque du pharynx et de l’œsophage, d’une part, et de l'arbre aérien laryngo-trachéo-bronchique, d’autre part. Il est aussi nécessaire de bien fixer la physiologie de la déglutition. La physiologie de la déglutition est bien connue. Tout récemment encore. un travail de MM. P. Ch. Huer et Nemours Auguste est venu nous rappeler . de comment se produit le premier temps de la déglutiee tion isolée.

Le temps principal se passe dans le pharynx.

LS C’est donc les rapports anatomiques de cette région

qu’il nous faut rappeler.

SANEMEE US \' Re

Page 1