LORS
vitesse de sédimentation n’est pas plus accélérée dans les diphtéries malignes que dans les diphtéries moyennes.
Enfin, rien dans la courbe de sédimentation ne laisse prévoir l’apparition de paralysies. La vitesse s'est toujours accélérée après que les phénomènes cliniques étaient apparus.
Nous assistons donc là à un exemple de décalage net entre la courbe de sédimentation et l'allure générale de la maladie, la fièvre typhoïde va nous en
fournir un autre exemple.
Fièvre typhoïde et septicémies.
La majorité des auteurs sont d’accord pour dire que la vitesse de sédimentation n’est influencée qu'au moment de la convalescence (Walter Pulver) et’même resterait subnormale dans la plupart des cas (Forestier).
Nous avons trouvé les mêmes résultats chez l’enfant, au cours des observations que nous avons pu suivre. Dans la fièvre typhoïde, la courbe de la vitesse de sédimentation reste constamment à des taux peu élevés pour ne s’élever qu'après la défer-
vescence.
OgsEervarion XXIII
L'observation de cette enfant de 7 ans que nous avons pu suivre longtemps est particulièrement intéressante. L... Lucie est entrée le 12 mai dans le service, au 6° jour
S. Pichon-Delpuech 5
2 ODEe de sa dothienenthérie. Le tableau clinique est typique, l’hémoculture positive le 13 mai.
La vitesse de sédimentation (r) faite à son entrée est de 7 millimètres. Elle reste à ce taux (7 millimètres, puis 8 millimètres) jusqu'au 0 mai, c’est-à-dire pendant tout le second septennaire.
Le 24 mai, alors que la température est tombée à la normale, on assiste à l’élévation de la courbe de sédimentation, qui partie de 8 millimètres, va arriver à 12 millimètres, puis 18 millimètres, le 8 juin, c’est-à-dire 31 jours après le début apparent de sa maladie.
La courbe de sédimentation va se maintenir en plateau avec de légères oscillations jusqu’au 25 juin, date à partir
de laquelle la malade n’a plus pu être observée.