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MaRMOREK, en 1903, affirmait des résultats remarquables, dans les tuberculoses chirurgicales, surtout. Résultats confirmés en Allemagne, en Autriche, en Italie, peut-être du fait que ce sérum contenait de la
tuberculine en faible dose.
S. ARLOING, avec GUINARD et DUMAREST, a essayé d'obtenir des sérums actifs en injectant sous la peau de divers animaux soit des cultures en bouillon filtrées, soit des bacilles tuberculeux, soit encore des extraits aqueux bacillaires: Ces sérums se seraient montrés capables, par mélange in vitro avec de faibles doses de tuberculine, de neutraliser les effets toxiques de celle-ci. Maïs, en aucun cas, ils n’ont manifesté de propriétés bactéricides. Les essais thérapeutiques, res-
treints d’ailleurs, n’ont guère été satisfaisants.
Le sérum de LANNELONGUE, ACHARD et GAILLARD (1906) a été expérimenté par Kuss au sanatorium d’Angicourt, par Comgy dans les hôpitaux de Paris. Il ne s’est révélé ni antitoxique à l’égard de la tuber-
culine, ni capable d’arrêter les lésions tuberculeuses.
En 1909, VALLÉE, d’Alfort, fit essayer un sérum &« aux propriétés à la fois antitoxiques, antiendotoxiques et faiblement agglutinantes ». Son efficacité fut incontestable chez les bovidés tuberculeux. Chez l’homme, par contre, si les essais ont été parfois encourageanis, souvent ils ont été nuls et dans quelques cas
très défavorables.
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RrPPEL et RICKMANN, en Allemagne, ont obtenu aussi des « immusérums » dont Îles propriétés sont bien étudiées expérimentalement, mais dont les essais dans la thérapeutique de la tuberculose humaine res-
tent imprécis quant aux résultats.
Signalons encore le sérum de BRUSCHETTINI, de
Gênes, qui serait plus exactement un Vaccin cru Il exercerait une influence curative manifeste sur l’infection tuberculeuse expérimentale et ses essais sur l’homme auraient prouvé une certaine activité.
Le sérum de Jousser est l’un des derniers en date. JoussEr commença ses recherches en 1908, époque où déjà la question de la sérothérapie antituberculeuse semblait classée et restait, pour la majorité des médecins, une irréalisable utopie. Après de longs travaux et des premières tentatives malheureuses, il a réalisé un sérum mixte, antitoxique et antimicrobien, dont le mode de préparation sera décrit plus loin.
Dans les « Bulletins » de mai et juin 1924 de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, JOUSSET apportait le régultat de quinze années d’essais. Son observation avait porté sur plus de 800 cas, ayant reçu plus de 3.000 injections.
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