‹ Contribution à l'Étude de la Silicose PulmonaireChapitre 11 sur 26 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

En 1922, il entre aux mines de Cuexi, travaille pendant un an comme ouvrier ordinaire, ensuite comme maître mineur. |

Pendant ces onze ans, il travaille sans discontinuer à sec au milieu de poussières considérables.

Depuis trois ou quatre ans, il est très essouflé, et depuis environ huit mois, il tousse, crache environ 30 fois par Jour ; mais jamais il n’a fait d’hémoptvsie, jamais 1l n’a eu d’expectoration fétide.

Il n’a jamais eu d’autre maladie fébrile. L'examen clinique montre un malade, au faciès coloré, mais très dyspnéique.

Il n°v a aucun bruit surajouté.

La radiographie montre une image de broncho-pneumonie caséeuse.

OBSERVATION No 15

M. Sem., 31 ans. Mineur.

Entré aux mines de Cent en 1926.

Ila toujours miné à sec ; à la perforatrice et au marteau jusqu’en 1932, époque à laquelle il devient essoufflé au moindre effort, il tousse beaucoup, en même témps qu'il maigrit de plusieurs kilos et perd l'appétit. Mais il ne crache pas, n’a pas de fièvre

Il cesse alors son travail.

Après plusieurs mois de repos, son état s'améliore. Il reprend le poids perdu et en mars 1933, il peut de nouveau travailler mais au jour.

Le 5 janvier 1934, il se présente à nous, le faciès coloré, l’état général assez bon. Il est encore légèrement dy spnéique il ne tousse plus, il ne crache pas.

La respiration est à type diaphragmatique — l’incursion

DER pe Pl

du thorax légèrement diminuée. Il n’y a de bruit adventice en aucun point des poumons.

Le cœur est normal, le maximum des bruits de la pointe, s’entend à droite de l’appendice xyphoïde.

Le pouls est rapide, 120 pulsations au repos, la tension” artérielle est de 15/8 au Pachon.

La radiograp hie montre une image typique de mihiaire «en tempête de neige ». ;

M. Sou., 28 ans. Mineur.

Entré aux Usines de CHextr en 1924. Il travaille à sec jusqu’en 1926, date à laquelle il fait un épisode fébril aigu avant duré trois semaines environ, avec crachats hémoptoïques : expectoration très abondante, mais le malade n’est pas essoufflée.

Depuis cette époque l’expectoration a persisté, nocturne surtout et à plusieurs reprises, on note quelques épisodes évolutifs accompagnés d’expectorations particulièrement fétides.

À noter aussi quelques poussées hémoptoïques sans rapport semble-t-il avec les épisodes de crachats précédemment cités.

En février 1933, nouvel épisode fébrile, de courte durée, avec amaigrissement de 14 kilos.

Depuis cette époque, retour au poids normal, le malade peut continuer son travail.

L'examen ne révèle aucun signe audible.

Absence de bacille de Koch dans les crachats.

La radiographie montre une image de milaire avec

pneumothorax.

se A Ne

OBSERVATION No 17

M. Viz., 28 ans. Mineur.

Entré aux mines de Cent en 1927, il tousse et crache depuis deux ans et demi environ et depuis huit mois il se plaint d’un essoufflement qui va croissant.

Il y a deux ans, il fait une petite hémoptysie qui se serait renouvelée deux à troïs fois, et chaque fois aurait coïncidé avec une période fébrile.

Il n’y a pas de fétidité dans les crachats ni dans l’haleine.

Actuellement, l’expectoration a augmenté, il crache plus de 50 fois par jour — il n’y a pas d'examens récents d’expectoration.

L'examen clinique ne montre aucun bruit adventice des deux poumons.

La radiographie montre une image de pseudo-tumeur.

M. Aramint Gio., 40 ans.

Depuis 1913, travaille dans des entreprises de forage de puits, de percement de tunnels.

C’est en 1931 que pour la première fois, il éprouve des essoufflements avec quintes de toux fréquentes, cependant qu'il perd l'appétit et maigrit de façon sensible.

Néanmoins, il continue son travail de façon intermittente il est vrai, jusqu’en 1933, époque à laquelle la dyspnée devient d’uné intensité telle, que le malade doit cesser tout travail et entrer à l'hôpital de Limoges où nous l’examinons.

La dyspnée, en effet, est intense même au repos, avec

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