‹ Contribution à l'Étude de la Silicose PulmonaireChapitre 15 sur 26 · LOGE · texte numérisé non relu

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cette expectoration devint purulente et présenta même un caractère de fétidité très accentué. Il s'agissait vraisemblablement de malades à une période avancée de silico-tuberculose. Enfin dans sept cas seulement l’expectoration était nulle ou insignifiante et vérifiait, l'opinion émise que la silicose est une maladie sèche.

Les troubles de l’état général consistent le plus souvent dans une perte d’appétit parfois notable mais non constante.

La fièvre n’existe pas sauf dans les cas avancés.

Le pouls est rapide même au repos il oscille le plus souvent autour de 100-120.

L'examen sthétacoustique ne donne pas de renseignements précis sur l’état pulmonaire, le plus souvent l'oreille ne perçoit rien d’anormal ; quelquefois :1l existe une légère modification du murmure vésiculaire. Les bruits surajoutés n’ont été notés que rare-. ment et dans des cas très avancés.

L’auscultation du cœur décèle assez fréquemment des troubles du rythme qui prend le type embryocardique en même temps qu’une fausse dextrocardie par prédominance des bruits du cœur droit sur ceux du gauche.

Rien dans l’étude de ces troubles divers et discrets au début ne permettait de prévoir l’étendue des lésions que révéla la radiographie partiquée dans des conditions suflisantes de rapidité.

La radiographie pulmonaire (non la simple radioscopie) fut en effet l’élément capital du diagnostic, non

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seulement elle nous montra des lésions que la clinique n'avait pu déceler mais aussi les caractères constants que présentèrent ces lésions chez tous nos malades,

L'étude des films retient en effet immédiatement deux points :

L’étendue des lésions,

Leur aspect micronodulaire,

Dans tous les cas ces lésions s’étendaient dans les deux champs pulmonaires, la totalité en général ; quelques fois avec une intégrité relative des sommets et souvent une accentuation à la partie moyenne.

Enfin dans toutes ces images nous trouvons comme élément fondamental des petites taches nettement dessinées dont la dimension varie du grain de mil, à la lentille et même au pois et correspondant sans doute à un stade plus ou moins avancé. Leur confluence en certains points pouvant même donner une grande zone d’opacité que les auteurs ont appelé « aspect pseudo-tumoral ». Nous en avons un exemple dans les observations 4, 17, 18, 20, 21, 22, 23. A noter que dans ce dernier cas dont nous rappelerons l'intérêt un peu plus loin, il existe en outre de grandes ulcérations. Enfin dans un cas nous avons pu suivre par des radiographies en série la transformation d’une miliaire en pseudo-tumeur.

Mais aussi particulières que fussent ces images radiologiques nous savons avec quelle prudence il faut tirer des déductions étiologiques d’un aspect donné et combien il est nécessaire d’y joindre d’autres

éléments de certitude.

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