‹ Contribution à l'Étude de la Silicose PulmonaireChapitre 7 sur 26 · SCORE · texte numérisé non relu

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tante dans la production des pneumoconioses chroniques mais ce sont surtout les Sud-Africains qui dans une suite remarquable de travaux ont apporté la contribution la plus importante à propos des troubles constatés chez les ouvriers des Mines d’Or du Rap. A leur suite un peu partout la question de la silicose a été examinée car elle posait un problème médico-social. <

VorrrATa admet que les inhalations de particules de-silice déterminent des érosions de la muqueuse bronchique qui servent de porte d’entrée aux bacilles de Koch.

Le Congrès International des maladies professionnelles de 1929 puis la conférence de Johannesbourg de 1930 furent consacrés à l’étude de la silicose.

En France une série de travaux intéressants sont publiés par Herm de Barsac, AaGasse-LaronrT, André Ferz sur les pneumoconioses professionnelles des carriers et piqueurs de grès.

PoricarD étudie le mécanisme de la fixation des poussières minérales sur le poumon et nous présente de remarquables mises au point cliniques en même temps que des recherches histo-chimiques sur les lésions initiales de la silicose pulmonaire expérimentale, tandis que Risr et Dousrow dénoncent à plusieurs reprises l’inconsistance de la base clinique sur laquelle on a voulu fonder lPautonomie nosologique de la silicose.

Tout récemment notre Maître le docteur de Léo- BARDy, Médecin de l'Hôpital de Limoges fut amené

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à examuner un grand nombre d'ouvriers travaillant dans la miné de Quartz aurifère de Cheni près de la petite ville de Saint-Yrieix. Or sur les trente-deux malades examinés, vingt sept présentèrent des états cliniques et radiologiques particulièrement intéressants. C’est dans son service que nous avons trouvé les éléments de ce travail et que nous avons pu réunir la plupart des observations suivantes :

M. Dor... Auguste, 33 ans. Mineur.

Est entré aux Mines de Cnenr en 1927 ; il exerçait auparavant le métier de cultivateur.

Il a toujours travaillé à sec.

Depuis à peu près huit mois, 1l se plaint de points de côté, ét surtout d’essoufflements apparus petit à petit. Il n’y a ni toux ni expectoration, mais l’appétit est très diminué.

Au mois de juillet 1933, on note un épisode fébrile aigu avec toux et expectoration (2 à 3 crachats) Jamais fétide ; et surtout un amaigrissement considérable : 12 kilos environ.

Actuellement, le malade tousse et crache dans la nuit et le matin au réveil — 20 crachats environ — mais la dyspnée a diminué légèrement, le poids a augmenté de plusieurs kilos.

La recherche du bacille de Koch dans les crachats a été positive.

L’auscultation montre une diminution du murmure vésiculaire avec souffle bronchique dans la région intersca- pulo-vertébrale gauche et un petit foyer de râles crépitants dans la région paraxillaire très localisé. |

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La radiographie montre une image de nuire « en

tempête de neige ».

M. Bures., 60 ans. Mineur.

De 1907 à 1911 il travaille dans la recherche de filons aurifères, mais il est obligé d'interrompre ce travail parce qu’il souffre de troubles digestifs. Il exerce alors le métier de cultivateur, et en 1922 il entre de nouveau aux mines de Cneni, où il travaille à sec jusqu’en 1932.

À ce moment, il va consulter parce qu'il se sent essoufilé mais il ne tousse ni ne crache, l'appétit est conservé, l’état général passable.

Actuellement, l’expectoration est abondante, le malade crache 100 fois par jour, les crachats sont extrêmement fétides. La dyspnée est très marquée, 1l v a tirage sus-claviculaire particulièrement marqué à gauche, l’auscultation permet d'entendre un souffle bronchique aux deux sommets.

La température est à 3708.

Une radioscopie pratiquée le 29 janvier 1933 montre une diminution de l’ampliation diaphragmatique des deux côtés, un balancement inspiratoire du médiastin du côté gauche.

La radiographie: montre une image de broncho-pneumonie caséeuse.

OBSERVATION No 3

M. CHaus… Pierre, 49 ans. Mineur.

À travaillé aux mines de Cuewr, en qualité de premier mineur, à la perforatrice eL au marteau, dans une poussière

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telle, qu'aux dires du malade, les galeries étaient dans une obscurité presque totale.

En 1932, apparaît chez lui une dyspnée, sans autre trouble, mais dont l'intensité progressive, l’oblige à interrompre son métier de mineur.

Il exerce alors chez lui, celui de cultivateur jusqu’enavril 1931 ; l’état général est conservé, mais l’essoufilement au moindre effort est tel, qu’il doit cesser tout travail.

Il tousse peu, expectore quelques rares crachats à type solitaire, Pappétit est très diminué.

L'examen clinique donne peu de renseignements : l’incursion du thorax est à peu près normale : la respiration est légèrement diminuée aux deux sommets ; il n°v a pas de bruits surajoutés.

Le cœur présente un rythme fœtal, le maximum des bruits de la pointe s’entend à droite de l’appendice xiphoïde.

On ne trouve pas de bacille de Koch dans les crachats. Le pouls est à 120- la tension artérielle 13/8.

La radiographie montre une image de miliaire disséminée bilatérale à petits grains avec pneumothorax gauche.

OBSERVATION No 4

; M. Br. 40 ans. Mineur.

Cultivateur jusqu’en 1923, époque à laquelle il entre aux mines de Cent en qualité de remblaveur.

Il ne travaille, d’ailleurs, que d’une façon très irrégulière jusqu’en avril 1932. En effet, il tousse, il est essoufllé, et, par précaution dit-il, il éesse son travail à la mine.

En septembre 1932, épisode fébrile de quelques jours. En décembre 1932, l’état général est médiocre, la fièvre a disparu, mais l’essoufflement persiste très marqué, la toux est fréquente avec rejets de crachats muco-purulents

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