PAR
M. Gauru., 29 ans. Mineur.
Entré aux mines de Cent en 1923.
Mais il n’a miné à sec de façon effective que pendant deux ans. ;
En 1928, on note chez lui un épisode fébrile aigu d’une durée d’un mois environ, avec toux fréquente et surtout expectoration très abondante et fétide.
En mars 1933 nouvel épisode fébrile de quelques jours.
En janvier 1934, l’état général s’est amélioré, le malade se plaint surtout de pituites matinales, d’origine éthyhique, la toux et l’expectoration ont diminué, il y a peu de dyspnée.
La respiration est à type thoracique, il n’y a pas de limitation de l’incursion du thorax.
La respiration est légèrement diminuée aux deux bases.
Le pouls est à 80. La tension artérielle 13/7.
Le cœur est normal.
La radiographie montre une image de miliaire à gros éléments.
OBSERVATION No 7
M. Her., 27 ans. Mineur.
Travaille depuis 4 ans aux mines de CHexr. [l mine à sec.
Depuis quatre à cinq mois :1l fait un épisode fébrile aigu, avec douleurs vagues dans l’hypocondre droit ; amaigrissement notable, expectoration peu abondante — 3 à 4 crachats — quelquefois sanguinolents, presque toujours d’odeur fétide. La toux est assez fréquente surtout la nuit,
Absence de Bacille de Koch dans l’expectoration.
Actuellement, le malade est essoufflé, il a dû cesser son travail. Il v a un tirage sus-claviculaire des deux côtés. La température est de 3795, le pouls à 112.
L'examen ne montre aucun signe audible.
La radiographie montre une image de miliaire en (tempête de neige ».
M. Jouu., Barthélemv, 37 ans. Mineur.
Entré aux Mines de Cnexr en août 1926. Il travaille à sec à la perforatrice et au marteau jusqu’en avril 1932. I se sent essoufilé au moindre effort, tousse et crache un peu. Parfois il ressent des douleurs thoraciques vagues. En même temps l'appétit général s’altère, il maigrit, perd l'appétit mais il n’a pas de fièvre.
L'examen clinique ne montre rien ; une radiographie pratiquée à cette époque donne l’image d’une miliaire associée avec double pneumothorax spontané.
Au cours de 1933 ; l’état de dyspnée augmente, la toux
devient incessante, avec expectoration mucopurulente fréquente et abondante, l'appétit est nul, Famaigrissement devient considérable.
Un examen de crachat met en évidence le Bacille de Koch.
Le malade meurt en 1933 dans une crise d’asystolie.
La radiographie montre une image de miliaire (en tempête de neige».
M. Lav., Pierre, 53 ans. Mineur.
Travaille dans les mines avant la guerre.
En mars 1920, il entre de nouveau aux Mines d’or et travaille de façon ininterrompue jusqu’en 1929.
Depuis cette époque, il est très essoufilé, il tousse beaucoup, crache quatre à cinq fois dans la Journée. Jamais il n’a eu d’expectoration hémoptoïque.
En mars 1932, il fait une poussée bronchitique aiguë, avec fièvre assez élevée, crachats abondants et répétés, non sanguinolents, sans odeur particulière. Cette poussée dure environ un mois pendant lequel il maigrit de 3 kilos.
Actuellement, on note une dyspnée vive avec tirage sus-claviculaire, des ronflants et sibilants disséminés.
La radiographie montre une image de miliaires à petits éléments.
OBSERVATION No 10
M. Loneus.., 33 ans. Chef de poste.
Entré aux mines de Cent en 1923, il travaille jusqu’en 1928 comme mineur.
Depuis longtemps déjà, il toussait et crachait beaucoup : mais ne souffrant pas de dyspnée, 1la pu continuer son travail en qualité de chef de poste de 1928 à décembre 1935.
A ce moment, la toux et l’expectoration sont particulièrement abondantes, la dyspnée fait totalement défaut.
La recherche du baclle de Koch après homogénéisation s’est montrée négative. [l n’y a pas de fièvre.
L'examen clinique ne montre aucun bruit surajouté.
Le film montre une image de miliaire à gros éléments.
OBSERVATION No 11
M. MAG., 35 ans. Mineur.
Cultivateur jusqu’en janvier 1923 ; à ce moment, il entre aux Mines de CnHext, où 1l occupe le poste de premier mineur jusqu’en 1931.