INTRODUCTION
La spirochétose ictéro-hémorragique n’est pas une maladie d'apparition récente.
À la lumière de nos connaissances actuelles, on peut lui rapporter de nombreuses observations datant d’une époque où leur situation nosographique ne pouvait pas être précisée dans lignorance où l’on était de l’agent pathogène.
En novembre 1914, INADA et Ipo réussissent à mettre en évidence l’agent pathogène de la maladie : le « Spirocheta- Ictéro-Hémorragiæ ». Dès lors tous les états disparates, décrits par différents auteurs bien avant cette daté : typhus ictéroïdes de Larrey, typhus hépatique de Landouzy, etc... se trouvaient réunis par une étiologie commune.
Depuis les recherches se sont intensément poursuivies, dans tous les domaines de la clinique et du laboratoire.
Dans le domaine de la clinique : |
GuiLLAIN et Ch. RicHer fils pressentirent la réaction méningée dans la spirochétose ictérigène. CosTA et TROISIER démontrèrent l’origine spirochétosique de certaines méningites sans ictère, formes qui furent à nouveau étudiées tout récemment par TAPIE et BONHOURE.
Par la suite GARNIER et REILLY, LŒPER, SCHULMANN ei
HD EE LEMAIRE, ont décrit des troubles cardiaques et mêmes aortiques.
Enfin, MERKLEN et GOUNELLE signalèrent en 1934 des observations de néphrites aigués, sans ictère, dues au spirochète,
Mais les recherches de laboratoire se poursuivirent avec une intensité plus grande peut-être que les recherches cliniques.
MARTIN et PETrIT découvrirent le séro-diagnostic de la maladie.
De nombreux auteurs étudièrent les rôles physio-pathologiques des lipides, du cholestérol, de l'azote, des chlorures, dans la maladie d’Inada et Ido. Ces recherches s'avèrent d’une importance capitale si l’on veut essayer de comprendre certains faits cliniques et humoraux.
A la suite de ces travaux dominants, nous n’avons pas la prétention de faire œuvre originale dans l’étude de la spirochétose ictéro-hémorragique. Nous voulons seulement ap- . porter quelques observations cliniques nouvelles, quelques examens de laboratoire portant surtout sur les dosages de l'azote et des chlorures. Ces renseignements s’ajouteront à tous les autres, les confirmant la plupart des fois, parfois les infinmant; nous les citons simplement tels qu’ils sont, sans aucun parti-pris, laissant à de plus qualifiés que nous le soin d'élaborer une interprétation d'ensemble.
Le but de ce travail sera double :
Il aura tout d’abord des visées cliniques, étude étiologique ou plus précisément étude épidémiologique, étude clinique proprement dite, concernant la forme et l’évolution de la maladie.
Il aura ensuite des visées physio-pathologiques : étude dans les six cas des métabolismes du chlore et de l'azote.
Pour ce faire, nous avons adopté le plan suivant: