‹ Contribution à l'étude de la Spondylite TyphiqueChapitre 19 sur 32 · X..., 32 ans, mineur, fièvre typhoide en octobre · texte numérisé non relu

X..., 32 ans, mineur, fièvre typhoide en octobre

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Après sa sortie ag l'hépital, ue lombaires pour

lesquelles til revient en mars.« Le malade présente: un

aspect de névropathe. L'œil est brillant, humide, la parole est explosive, le geste brusque, saccadé. » Douleurs au niveau des quatre «dernières lombaires avec irradiation en ceinture. Contracture des masses mussulaires lombo-sacrées. Douleur. à, la pression des apophyses épineuses et des arcs vertébraux. Douleur lors d'une poussée brusque sur le sommet de la tête.

Rigidité absolue de,la colonne, sans cyphose, ni plica-

ture, ni scoliose. La radiographie est négative.

Taquet cite ces trois observations comme devant

permettre de conclure à l’existence d’un élément « névropathique » dans le syndrome spondylitique. Ses arguments ne sont réellement pas nes convaincants.

< Un fait no rnb dite il à propos de la première

observation, est la constatation d’une déviation verté-

brale, scoliose lombaire à convexité droite, alors que les phénomènes généraux ont, disparu depuis deux

mois et que seule la douleur a réapparu... Nous re-

marquerons que cette déviation est transitoire, disparaît par le seul effet du repos dans le décubitus horizontal et semble n'être qu'une attitude de défense contre la douleur... ‘La facilité avec laquelle cette scoliose

antalgique ‘cède au repos, nous fait croire à l'entrée.

en jeu de l’élément névropathique et elle pourrait être comparée à ces camptocormies hystériques qui sont à proprement parler une forme particulière des attitudes vicieuses par contracture fonctionnelle. >»

La facilité avec laquelle cette scoliose antalgique cède au repos nous fait au contraire écarter l’idée d’un élément névropathique. La position de repos st une position analgique ou bien moins algique que la station debout. L’algie disparaissant, il est naturel que la position antalgique disparaisse. Les camptocormies hystériques sont au contraire caractérisées par ce fait que l'attitude antalgique persiste alors que la douleur n ‘est plus qu'un souvenir.

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Pour la deuxième Observation, voici ce que ‘dit Taquet:

< Nous avons relaté ce léger effacement de ne ‘re lombaire normale qui nous semble ici aussi être une attitude de défense; attitude de défense aussi cette raïideur de la colonne vertébrale en légère hyperextension au début et en légère flexion à la période de dé-: clin. Chez ce malade, grâce à l’éta tpsychopathique que nous avons relaté (1), est venu certes (!) (2) s'ajouter l'élément psychique qui a prolongé, continué l’état morbide dû à la localisation infectieuse sur le rachis.»

Cela n’est ut pas bien démonstratif!

Puor le troisième malade, l’ar gumentation est un peu plus sérieuse:

<.Nous croyons chez ce malade à une spondylite légère, c’est- à- dire à une légère localisation sur le rachis du processus infectieux.

.:Gette cause occasionnelle légère agit sur un ter- Tan néronéthiaue. et nous assistons à une symptomatologie: de la douleur aussi bruyante que chez les deuxrautres malades, de durée aussi longue, mais qui cède tout à coup sous l'influence d’un traitement psy-

chique bien manié. Donc, prédominance très nette de

l'élément psyéhopathique, mis en évidence par le seul: aspect du malade et par le traitement purement pSychique qui agit. avec une rapidité. et une évidence pres) que déconcertante. »

(1) Cet état psychopathique consiste en ceci: « ce qui nous frappe dans l’'interrogatoire de notre malade d’ailleurs d'esprit ouvert et assez cultivé, en dehors de la loquacité particulière avec laquelle il répond aux questions, c’est l’attention avec laquelle il a suivi les différentes phases de l’évolution de sa maladie, s’atta- ‘chant à nous décrire les sensations de douleur perçue,

les moindres détails de leurs modifications... Il montre

une certaine inquiétude au sujet de son affection, inquiétude qu’il laisse percer ouvertement en nous avouant qu'il a essayé de se documenter sur sa maladie: en somme, quantité de petits faits qui traduisent un état psychopathique léger, propre à entretenir les manifestations douloureuses. »

(2) C'est moi qui souligne et ponctue.

re

: Cette évidence ne nous déconcerte pas. Voici en quoi consistait ce traitement psychique: Non

« à ce malade sur lequel les différents analgésiques restent sans action, on fait une série d’injections hypodermiques d'eau distillée en ayant soin de lui suggérer les bienfaits du traitement qu'on lui applique, et immédiatement, dès la première injection, une amélioration

manifeste se produit qui s'accroît à chaque nouvelle

piqûre; la série terminée, le malade laissé quelques jours au repos réclame de lui-même une nouvelle série d'injections qui lui procurent, dit-il, tant de bien-être. Après avoir forcé notre malade à se lever, à marcher, à mobiliser légèrement sa colonne vertébrale, l’amélioration est considérable et, un mois et demi après son entrée dans le service, le malade sort conservant seulement un peu de raideur douloureuse du rachis. »

MM. Combemale et Taquet ont évidemment employé un traitement psychique; ils n’ont cependant pas guéri leur malade qui, cinq mois après le début de sa maladie, conserve encore de la raideur douloureuse du rachis. Quant à la sédation importante des phénomènes douloureux qu’ils ont observée, comment ne pas remarquer que leur traitement a

été appliqué peu après l’entrée du malade à l’hôpi-

tal, au moment où il commençait à garder le lit, chose qui, classiquement, entraîne dans la spondyr lite une grande atténuation des douleurs?

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