‹ Contribution à l'étude de la Spondylite TyphiqueChapitre 23 sur 32 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Bureau et Marchand (Bulletin Médical, 15 et 18 juin 1921).

Madame D..., 47 ans. à En mai 1913, fièvre typhoïde durant sept semaines,

PT CE Ste NT DR en Te VAN AU E

js

accompagnée de violentes douleurs lombaires. La éonvalescence dure six mois avec douleurs lombaires intermittentes.

En janvier 1914, zona dorso-abdominal droit allant de la colonne nr no l’ombilic. Il dura six semais nes. À partir de cette époque, les douleurs devinrent presque continues : sensation de striction dans les reins, le sacrum, la hanche; irradiations dans la cuisse, le genou et la jambe droite. En juin, un an après le début, de la fièvre typhoïde, les douleurs ont’ atteint leur maximum; la malade ne quitte plus son lit; elles sont spontanées, extrêmement violentes, davantage encore la nuit que le jour. La pression et la percussion au niveau de L3 et L4 est nettement douloureuse. Il existe un raccourcissement apparent du membre inférieur droit par élévation du bassin, conséquence de la contracture musculaire. Rigidité absolue de la colonne lombaire, disparition. de l’ensellure normale.

A cette époque, une phlébite envahit la totalité du membre inférieur droit: un mois plus tard le gauche est pris à son tour. Température aux environs de 39°. Etat général très mauvais: anorexie, langue sèche, eschare sacrée de la dimension d’une pièce de cinq francs, suppression des règles. Bronchite diffuse avec bacilloscopie négative. À ce moment, apparaissent des troubles vésaniques: délire religieux, tentatives de suicide.

Cet état resta stationnaire pendant quatre mois, puis la fièvre commença à baisser, l’eschare guérit, les douleurs diminuèrent et l’état général s’améliora.

Le 8 octobre 1914 la fièvre revient et on voit à la base du triangle de Scarpa, du côté droit, une masse d’abord dure, puis fluctuante. Presque en même temps autre tumeur à mêmes caractères au-dessous du pli fessier du même côté. L'état général redevient mauvais: fièvre, sueurs, diarrhée et douleurs lancinantes dans l’abdomen.

Le 16 octobre, ouverture spontanée de ces deux abcès: deux litres de pus épais, couleur chocolat, inodore. Les fistules se fermèrent en quelques mois pendant que l’état général s (Amen Pas d'élimination de séquestre.

Le 9 mars 1915, quinze jours après la fermeture des fistules, réapparition de la fièvre. Nouvelle altération de l’état général, nouvelle collection purulente dans le

pli de l’aîne. Ouverture spontanée, deux litres de pus chocolat.

La. fistulé se referme bientôt et peu de temps après

les mêmes symptômes se reproduisent: et le: 45 avril 1915 sont suivis pour la troisième fois qe l'ouverture

d'un abcès considérable.

Le 6 septembre, quatrième’ ouverture d’une oide” tion après les mêmes PYAAIORReS généraux: un ditre et demi de pus.

En octobre 1916, un an après le dernier abcès, retour de la fièvre et de toute la: symptomatologie qui a précédé les autres abcès; apparition au pli de l’aîne d'une grosse tuméfaction qui s'ouvre bientôt et donne

encore issue à deux litres de pus. CICR rSA TOR en no-

vembre.

En février 1917, sixième abcès.

Le pus examiné très complètement à chaque fois, a . : AA £ z | FU toujours montré, à l’état de pureté absolue, de très

nombreux bacilles d'Eberth identifiés par les milieux

sucrés et agglutination par les sérums expérimentaux.

Absence de bacilles de Koch; quatre cobayes inoculés

et sacrifiés trois et six mois après, n’ont pRésents au:

cune lésion tuberculeuse.

Après le sixième abcès, préparation d’un, auto-vaccin. Le vacein est préparé par dilution dans de leau physiologique, deux chauffages à 55° d'une heure chacun et numération de façon à avoir 4 million de germes par centimètre cube. LIN

Le 13 mai 1917, première injection de 450 millions de germes. Toutes les semaines, une injection nouvelle fut pratiquée. Les huit premières furent faites à doses croissantes jusqu’à un milliard de germes; les

huit dernières à cette dose. Il y eut en tout seize injec-.

tions. Chacune de ces vaccinations fut suivie le lendemain d'une élévation de température entre 38° et 39°, d’insomnie, de céphalalgie et localement d'empâtement et d’engorgement du point inoculé.

La guérison survint alors très rapidement.

Le séro-diagnostic pratiqué avant et après ce traitement n’a pas montré de différence dans le taux de lagglutination qui s’est produite au 1/400° avec une

souche d'Eberth C. Fa P..et au 1/1000 avec le bacille

d’'Eberth isolé du pus.

I Re

CP

TT

Ets e"

sh es

Page 1