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Sténoses trachéales essentielles

Les commémoratifs jouent le principal rôle dans l’établissement du diagnostic des sténoses par ingestion de corrosifs ou

À — 27 — d'acides, inhalation de flammes, de fumées et de gaz toxiques (ypérite par exemple), périchondrites infectieuses (grippe, fièvre typhoïde, pneumonie), traumas, irritation canulaire.

1° La sténose tuberculeuse est exceptionnelle, coexiste presque toujours avec des lésions laryngées ou pulmonaires de même nature et apparaît le pius souvent à la dernière période de la phtisie pulmonaire. On se basera, en outre, sur la pâleur des muqueuses buccale, laryngée et trachéale ainsi que sur les résultats fournis par les diverses épreuves de laboratoire.

2° Le diagnostic de rétrécissement concentrique d'origine can-

céreuse se base sur l’expectoration sanguinolente et fétide, les douleurs irradiées à l'oreille, l’adénopathie constante, l’âge du malade, la cachexie rapide. Mais le diagnostic de certitude ne pourra être fait que par un examen biopsique.

3° Le diagnostic entre la sténose syphilitique et la sténose scléromateuse est particulièrement délicat.

Dans le sclérome on observera le plus souvent des lésions au niveau des voies respiratoires ‘Supérieures (nez, pharynx, etc.), l'affection débutant rarement par la trachée et on se basera sur l'absence de douleurs, ia lenteur de la marche, la résistance au traitement, la dureté chondromateuse, la mauvaise odeur et la coloration gris rose luisant des lésions. La connaissance du pays d’origine du malade est enfin très utile pour l'établissement du diagnostic clinique : on ne rencontre, en effet, cette affection: que chez les peuples siaves où elle existe à l’état endémique, en Russie occidentale, en Pologne, en Bohême, particulièrement dans les vallées de l'Elbe et de ses affluents; en Hongrie dans celles du Danube et de la Theiss, dans celles de la Moravie. Plus on va vers l’est, plus le sciérome se fait rare; c’est ainsi qu’il est moins fréquent en Moravie qu'en Galicie, moins fréquent en Bohême qu’en Moravie. Queiques cas cependont ont été observés dans les autres contrées de l’Europe (Italie, France, etc.), et particulièrement en Amérique du Sud, chez les nègres du Brésil (Alvarez de San Salvador).

Si les doutes persistent la trachéoscopie, d’après Fraukenberger, peut les lever : « La syphilis est toujours ulcérée où présente

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des traces d’ulcération et de destruction, des cicatrices blanches, rayonnantes, rosées et développées sur un base cicatricielle. Dans le sclérome on voit des restes d'infiltration, des nodules récents, des traînées cicatricielles; mais ces cicatrices sont mobiles à leur base, leurs rayons sont rouges et recouverts d’une muqueuse normale, par suite de la striction, de la rétraction des tissus et de latrophie consécutive de la muqueuse; ces lésions simulent des cicatrices blanchâtres qui ne sont en réalité que des plicatures de la muqueuse. Entre ces lésions celle-ci est normale. »

En outre dans la syphilis les ulcérations sont plus profondes, s’accompagnent d'un engorgement ganglionnaire caractéristique et guérissent presque toujours rapidement par le traitement. En cas de doute il ne faut pas s’attarder au traitement anti-syphilitique, car il aggrave le mal s’il y a erreur de diagnostic.

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