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de reporter cette hauteur sur une perpendiculaire abaissée à l'extrémité du diamètre orthogonal, de calculer l’hypothénuse ou de la mesurer au compas. |
Comme vérification, nous avons fait diverses radiographies de bassins secs, de crânes secs avec repères métalliques. Toutes les mésures que nous avons faites ont été vé- | rifiées exactement. | FA
La stéréo-orthodiagraphie est une méthode simple de manipulation aisée pour tout le monde, exacte au millimètre près et peu sensible aux erreurs quand on se met dans les conditions énoncées plus haut. se
Nous allons voir qu’elle peut recevoir d'importantes applications en radiologie. :
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; Applications
1° RADIOPELVIMÉTRIE
… C’est à la mensuration des diamètres du bassin qu’il vient tout de suite à l’idée d'appliquer la méthode stéréoorthodiagraphique. C’est pour cette mensuration que nous avons tout d’abord employé cette méthode. Nous avons fait de nombreuses mensurations avec un bassin sec et les résultats obtenus ont été d’une exactitude rigoureuse.
La diversité et le nombre des méthodes proposées nous ont montré combien peu donnent entièrement satisfaction et combien peu sont pratiques. En fait, aucune n'est employée d’une manière habituelle dans les diverses maternités.
Nous ne décrirons pas toutes les méthodes proposées jusqu'ici. Blanche, dans sa thèse inaugurale en a fait une revue et une critique tout à fait intéressante.
Nous nous contenterons de dire quelques mots des
principales. La méthode de Fabre, basée sur la reproduc-
une
tion des diamètres en vraie grandeur au moyen d’un cadre métallique, est la méthode qui a été la plus employée. Disons, tout de suite, qu'elle est sujette à des erreurs importantes et qu'elle ne donne pas beaucoup plus de renseignements que ceux obtenus par la clinique.
La méthode de projection orthogonale proposée ‘par Charles Guilbert, en 1918, demande une technique de . prise de clichés trop minutieuse ; c'est un procédé assez long et peu réalisable dans la pratique.
La méthode de Lévy-Solal n’est qu'une répétition de la. méthode précédente, en y ajoutant l'emploi d’un repère: sacro-vertébral, et le contrôle stéréographique à l’aide du stéréothésimètre de Paris.et Richard. Outre que l'emploi du repère- est susceptible d’être la cause de grosses er- | reurs, ce qui manque à la méthode de Lévy-Solal, c’est la possibilité, avec un repère, de toucher deux points rigoureusement homologues des deux images stéréographiques. | | Len
Spalding, en 1922, propose une méthode qui est la combinaison des méthodes précédentes en se basant sur une série d'expériences, il conclut à la supériorité des mesures radiographiques sur les méthodes cliniques.
Blanche, dans sa thèse, en 1924, reprenant la méthode de Ch. Guilbert, y apporte quelques. modifications qui simplifient la technique de prise des clichés, mais l'établissement des épures est une complication qui rend la méthode peu applicable dans la pratique courante. !
L'oubli dans lequel les accoucheurs ont laissé ces méthodes prouve surabondamment qu'elles ne donnent pas entièrement satisfaction.
< es, 49 puis
- Nous avons donc appliqué à la mensuralion stéréo-orthodiagraphique et nous avons pu nous rendre compte qu'elle était appelée à remplacer avantageusement toutes les autres méthodes.
Elle ne nécessite aucun appareillage spécial pour ‘la prise du couple stéréoscopique. Il suffit d'employer l’anti-diffuseur Potter Buckyÿ que possèdent tous les laboratoires bien outillés et de prendre quelques précautions.
Voici comment nous-même avons procédé pete nos mesures :
Nous plaçons la patiente en décubitus ventral sur le Potter Bucky dons les lames doivent: être perpendiculaires au déplacement de l’'ampoule. /
© L'ampoule-est centrée sur le croisillon du Potter Buckÿ et la malade est placée de façon à ce que le rayon normal passe un peu au-dessus du promontoire, de manière à rendre plus sensible la courbure du sacrum.
Pour la prise de vue, il n’y a pas besoin d’une Hans précision, car on retrouve les mesures de profondeur et la cote par examen direct.
L'ampoule est décalée de 3 centimètres 5 vers la droite ‘et on prend le premier cliché. On décale d'ampoule àe 3 centimètres 5 vers la gauche et on prend le deuxième cliché. On a ainsi un déplacement total de 7 centimètres; la distance focale optima pour les anti-diffuseurs oscillants est de 70 centimètres.
Le couple stéréoscopique ainsi obtenu est placé sur le négatoscope de l'appareil stéréo-orthodiagraphe de telle ‘façon que l’œil droit regarde l’image droite, l'œil gauche l'image gauche, Le système optique est placé à 70 centi-
à , 4 Gau.
me qu
mètres des deux films et l'écartement a deux objectifs de la jumelle est amené à 7 centimètres. ref
On a ainsi, devant les yeux, une image virtuelle “an : bassin qui est la reproduction exacte en forme et en dimension du bassin de la pone radiographiée. Il ne reste plus*qu’à en prendre les mesures.
Pour-cela on amène le fil vertical au centre des deux clichés à 5 centimètres du plan des films, distance qui sépare le corps radiographié de la plaque dans le Potter Bucky. Si l’on voit un double fil et que par vision monoculaire alternée on ne voit pas le fil sur le mëme point du bassin, on fait varier la position des deux clichés par rapport l’un à l’autre jusqu’à ce que l’on voit le fil sur le même point.
On commence alors les mesures : soit à mesurer le diamètre promonto-sus-publien.
On promène le fil en avant et en arrière jusqu'à ce que l'on soit sur le pen antérieur du promontoire, Avec un peu d’habitude, on arrive très rapidement à voir le fil pénétrer en arrière du promontoire ou passer, en avant. On l’immobilise dès que l’on voit qu'il affleure le. promontoire. Pour savoir si le fil est bien sur le promontoire à son point le plus saillant, on ferme alternativement les yeux : si le point est exact, on doit avoir avec chaque œil séparément le fil sur le même point précis. Lorsque l’on a le point exact, on immobilise le fil et on marque avec le crayon qui le prolonge un point sur le papier placé sur la table.
On procède de même pour . point sus-pubien. On réunit les deux points, on a ainsi sur un plan la projection de la distance qui sépare les deux points: Mais nous
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‘avons obtenu une projection plane d'un plan oblique. - La distance séparant les deux points tracés sur le papier ne représente pas le diamètre promonto-sus-pubien exact.
Il suffit de le rétablir par construction en mesurant,
l’aide du curseur placé sur le cadre la hauteur qui sépare
les deux points repérés dans l’espace. On porte cette hau- ‘teur sur une perpendiculaire abaissée du pied du diameètre obtenu par la première mensuration et on mesure l'hypothénuse. ; :
. Comme on:le voit, la méthode est Sinple et elle. st exacte au millimètre près.
= Tous nos essais sur bassins secs nous ont donné des ‘résultats remarquablement exacts.
Voici comment nous avons procédé. ce un bassin see, nous avons collé sur le promontoire, à l’aide de leucoplaste, un petit repère formé par un fil de plomb re-
À courbé en u. Nous avons fait de même pour le pubis. Nous av ons fait nos mesures en prenant un point. sur les deux repères, puis avec un compas nous avons mesuré la distance séparant ces deux points et nous L avons reportée sus le papier. Avec un centimètre nous avons mesuré les d'stances obtenues d’une part avec le stéro-orthodiagra-
phe, d'autre part avec le compas et nous avons obtenu,
dans les deux cas, 11 centimètres 5. Ceci s'entend pour
des mesures faites par des personnes s’étant servi de l’appareil pendant une demi-heure à une heure. Lorsque pour les mesures nous nous sommes adressés à des personnes ne s'étant jamais servi du stéréo-orthodiagraphe, nous avons obtenu des différences de un ou deux milli-
mètres. Comme contrôle nous nous sommes habitués à
toujours mettre sur la peau un repère de 5 cm. dont nous
évaluons la grandeur, si notre mesure est juste nous som-
mes assurés que toutes nos mesures suivantes ‘seront
justes. | \ |
# ie | < CÉPHALOMÉTRIE :
- Il y à un gros intérêt à mesurer les diamètres céphali-
ques avant l'accouchement dans les cas de dystocie et de
les comparer avec les diamètres du bassin. Il y a là un
facteur fort important pour le pronostic de l’accouche-
ment. Re Toutes les méthodes proposées jusqu'ici n’ont donné
aucun résultat et Blanche, dans sa thèse, conclut en di-
sant : « Nous croyons que le jour où le stéréoscope men-
surateur deviendra un appareil pratique et abordable les mensurations céphaliques deviendront possibles ».
Ce que nous avons dit pour la radiopelvimétrie, au su- -jet de la méthode de S ‘applique x la céphalométrie.
Le seul écueil sera la difficulté d'obtenir des clichés
bien clairs et bien lisibles ; mais cela ne peut être impu- :
-table à la méthode.