‹ Contribution à l'étude de La Syphilis Héréditaire De L'Oreille InterneChapitre 25 sur 27 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Lesessais thérapeutiques que les auteurs ontmisen œuvre sont variés. |

On a employé depuis longtemps le mercure et l’iodure auxquels on a associé la pilocarpine : quelques bons résultats ont été enregistrés. Mais combien d'échecs, et d'échecs complets ! Dès l'avènement des arsenicaux, la syphilis héréditaire bénéficia de. la vogue et on peut alors lire des comptes rendus d'observations où l'efficacité thérapeutique était aflirmée. Malheureusement, des pessimistes' ont produit bien des cas avec inefficacité de tout traitement.

En présence de tant d'échecs, on peut se demander s’il est logique de poursuivre une thérapeutique si rarement efficace, car on peut craindre que le remède accentue les lésions auditives.

En pratique, il y aurait peut-être lieu de distinguer:

Cette lutte contre les lésions de la syphilis héréditaire paraît commandée lorsqu'il existe un Wassermann sanguin posilif et surtout quand les réactions du liquide céphalo-rachidien révèlent des altérations. C'est dans ces cas qu'il est urgent d’agir avec précocité.

Par contre, chez les malades avec réactions san-

guine et cérébro-spinale normales, avec ou sans stigmaies nets hérédo-spécifiques, le problème est loin d’être résolu. Ÿ

Cependant, si l’on considère qu'il s’agit de lésions diffuses limitées au labyrinthe osseux et aux tissus qui l’environnent, si l'on admet que le pronostic est en général très sombre, il paraît logique dans tous les cas (même s’il n’existe que des présomptions en Javeur de la spécificité) de se prononcer en faveur d’un traitement anti-syphilitique prudent, mais pérsévérant. |

L'abstention risquerait de laisser s'échapper les seules chances de salut alors qu'il n’y a rien à perdre du côté de l'organe.

Nous avons fait l'essai des sels de bismuth : nous ne sommes pas encore arrivés à des conclusions satisfaisantes. Il nous à paru cependant, que les injections intra-musculaires de sels solubles ou insolubles de bismuth que nous avions employés ne sont pas contre-indiqués chez l'enfant, pas plus d’ailleurs que chez l'adulte. |

Pour notre part, avec une surveillance de l’appareil rénal et du tube digestif, nous n avons relevé aucun accident ni aucun trouble. Si à un certain moment, un peu de fatigue générale, d’inappétence, ont été observées, il n’est pas du tout certain qu’on doive en incriminer le traitement.

Les résultats au point de vue fonctionnel, ne nous

A. Soulas 9

ont pas paru encore très satisfaisants. On peut sim- $ plement remarquer que la surdité n’a pas progressé | et que les troubles subjectifs sont souvent améliorés.

IL semble dé, plus, que le bismuth ait une bonne

influence sur les écoulements d'oreille, sans toutefois 4

les tarir (obs. I). se '

Fait à signaler, nous n’avons pas pu obtenir dans un cas la négativité du Wassermann (Obs. D.

La médication arsenicale ne nous a pas donné de résultats meilleurs, et cependant les auteurs pensent

qu’elledoit être employée dès le début et à des doses assez élevées, car elle serait la médication la plus

active. es Beck V.-O. (5) rapporte un cas foù ‘le traitement

à l’arsenic a fait disparaitre le signe de Hennebert.

Nous n’avons jamais constaté ce fait.

Nous avons associé le mercure au novarsenoben-

zol à titre d’adjuvant.

Nous avons fait l'essai de la pilocarpine en injections sous-cutanées (0,10 de chlorhydrate de pilocarpine pour 20 cmc. d’eau) (observation I). Ce

médicament paraît avoir à son actif quelques succès

surprenants. Notre échec provient peut-être du fait que nous l'avons employé à une période trop avancée de l'affection. : ne

Ces essais infructueux tels que bien des auteurs en

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