OBSERVATION XI
à : 9 F ; DNS . riens O0) (in thèse de Bexpa, Bronchite chronique syphilitique, Paris, 1927.)
Gomme de La région sous-claviculaire droite.
Mme Pou..., couturière, âgée de 55 ans, entre salle Damasdino, le 20 décembre 1925, pour Loux, expectoralion, sonflement el douleur du genou droit.
C’est une syphilitique avérée, qui, à l’âge de 20 ans, eut un chanere des grandes lèvres, suivi de roséole el de plaques muqueuses.
Elle à été traitée depuis très irrégulièrement; récemment encore le B.-W. dans le sang était positil.
A l'examen, on note tout de suite l’existence d'une énorme exostose, à la partie externe de l'’humérus, au-dessus du coude, et la présence d’une autre exostose aussi considérable dans la région de la bosse frontale gauche:
Le genou droit est globuleux, la peau qui le recouvre est blanche, luisante, tendue. I y à de la circulation collatérale apparente.
A la palpation, hyperthermie locale, douleur vive le long du fémur et du tibia, surtout à la partie externe de l'articulation.
L'interligne articulaire est perceptible, les ménisques saillants et douloureux; on trouve une sensation de mollesse et d’empâtement, pas de choc rotulien.
Les mouvements sponlanés sont limités el douloureux; les mouvements provoqués sont également très limités.
Du point de vue de l'appareil respiraloire, la malade tousse très peu actuellement, ne crache pas où à peine, ne ressent pas de points’de côté, n’a pas de dyspnée.
L'examen des poumons montre en avant à droite une diminulion de sonorité, les vibrations vocales plus fortes qu'à gauche, la respiration un peu soufflante sous la elavicule.
À gauche, on trouve une respiration rude.
En arrière, à droite, matité dans le tiers supérieur du poumon
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Exagération des vibrations.
Quelques crépitations discrètes après la toux à la partie interne de la fosse sus-épineuse.
À gauche, diminution de sonorité au sommet, respiration rude el soufflante; quelques sibilances.
L'examen radiologique des poumons met en lumière les symp- ‘lômes suivants : les deux sommets sont légèrement voilés. Des tractus broncho-vasculaires abondants el finement dessinés parcourent les deux champs pulmonaires.
On note, en outre, à gauche, un empâtement de la région parahilaire.
À droite, dans la même région, trois taches de ganglions caleifiés, du volume d’un gros pois, entourés de fines marbrures.
Mais surtout il existe dans la région sous-claviculaire droite une image arrondie, à contours bien {racés el correspondant, en foule vraisemblance, à une gomme non ulcérée.
L'ensemble de ces constatations conduit à soumettre cette malade à un traitement intensif par le bismuth.
Au bout de trois injections, on à la satisfaction de noter Ja fonte de la pseudo-tumeur blanche du genou droit el Fatténualion des douleurs de cette articulation.
En ce qui concerne l’image arrondie de la région sous-elavieulaire, nous n'avons pas malheureusement de précision sur ses medifications éventuelles, au cours du traitement antisvphilitique, la malade ayant quitté le service avant qu'une radiographie de contrôle ait pu être exécutée.
Toutelois, étant donnée la notion certaine de svphilis à Ta base de cette observation, il nous semble illogique de mettre en doute la nature de l’image arrondie siégeant dans la région sous-elaviculaire droite. Une seule réserve peut être formulée au sujet de la présence de signes radiologiques de prolifération Seléro-caleaire, la coexistence de ceux-ci ne permettant évidemment pas de faire ren-
trer ce cas dans les formes de gommes solitaires proprement dites.
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OBservaTION AH.
(SerGenr el PBexpa, Paris médical, 45 Tévr. 1930.)
Gonume solitaire parahilaire quuche ct gomme cervicale droite
Mme Pel.…., âgée de 49 ans, entre à la Charité, le 30 novembre 1927, pour une luméfaction à contours bien arrêtés siégeant à la° partie moyenne de la région cervicale droite.
L'interrogatoire apprend, en outre, qu'elle a été opérée il y a dix-huit ans pour une tumeur non douloureuse de la face antérointerne du tibia gauche ayant évolué en dix ans.
I y à une dizaine da’nnées, la malade à souflert d’une céphalée persistante et très intense, ayant conduit à pratiquer une ponction lombaire dont les résultats restent ignorés.
Un an avant son entrée à Fhôpital, elle à ressenti dans le bras droit, puis dans-le bras gauehe et Ja jambe gauche, des douleurs urès marquées, évoquant l’idée de douleurs fulgurantes.
ün mai 1927, débute la tuméfaction cervicale droile, qui augmente peu à peu et devient rouge.
Au moment de son entrée, en novembre 1927, on note la présence d'une tuméfaction cervicale droite, siégeant exactement en arrière du sterno-cléido-mastoïdien, à (rois travers de doigt audessous de Ja mastoïde.
1H s’agit d'une lumélaction dure dans son ensemble, el résistant à la pression, sauf en son centre, qui est nettement fluctuant.
Elle est rouge el adhère aux plans profonds. .
On retrouve, d'autre part, à la face antéro-interne du tibia, la cicatrice de l’ancienne Tuméfaclion opérée il y à dix-huit ans. Cette cicatriee à contracté des rapports intimes avec la surface osseuse sous-jacente, qui est elle-même vallonnée et irrégulière, Ce détail indique bien Ta participation de Fos à ce processus ancien.
L'examen du cœur fait reconnaître des signes d'aortite (clangor du deuxième bruil, souffle systolique de la base) avee une tension artérielle de 15-18 au Vaquez.
n'y à pas d'autres stigmates de syphilis, mais la réaction de B.-W. dans le sang est très Tortement positive.
Du point de vue pulmonaire, la malade tousse et crache abondamment.
L'examen stéthacoustique ne permet de reconnaître que des signes de bronchite banale, mais la radiographie fait découvrir à un travers de doigt de l'ombre hilaire gauche une image obronde el homogène.
En somme, les anamnestiques, l’aortite, les caractères de la Luméfaction cervicale, conduisent à penser à une adénite cervicale gommeuse et à une gomme solitaire du poumon. Cette première impression étant du reste confirmée par les résultats de l'examen sérologique.
Le traitement antisyphilitique est institué, et on voit peu à peu s'alfaisser la gomme cervicale, en même temps que disparaît prouressivement la gomme parahilaire gauche.
Plusieurs radiographies, échelonnées sur deux années, ont permis de suivre les modifications de F'image obronde sous l’in- Huence du traitement.
Sur la dernière radiographie, il n'existe pas de trace visible de l’ancienne image nodulaire hilaire gauche, et c’est à peine si l’on peul noter un peu d’exagération du chevelu parahilaire.
Quant à la gomme cervicale, on n'en trouve plus en décembre 1929 qu'un vestige des plus réduits sous la forme d’un petit
noyau calcifié.