‹ Contribution à l'étude de la Syphilis Tertiaire du FoieChapitre 16 sur 22 · RAS TR · texte numérisé non relu

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celui-ci, nous ne retiendrons que les renseignements essentiels suivants :

Depuis juin-juillet 1914, le malade présente une fièvre persistante presque continue avec exacerbations vespé- | rales atteignant parfois 40° et des rémissions matinales incomplètes. A'des périodes fébriles de plusieurs mois durant lesquelles la température affectait différents types : intermittent à petites oscillations, à grandes oscillations, rémittent succédaient de rares périodes de rémissions, toujours incomplètes et d’une durée dépassant rarement quelques semaines, après lesquelles, de nouveau, la température atteignait les chiffres élevés de 39°, 30°5 et quelquefois 40°. Dans les premiers temps, cette fièvre obligea le malade à s’aliter ; plus tard il put, sauf dans les périodes très fébriles, vaquer, dans une mesure restreinte d’ailleurs, à ses occupations habituelles.

Certaines ascensions thermiques étaient accompagnées ou suivies de transpirations assez abondantes. Fièvre continue avec poussées fébriles élevées ne paraissent pas cependant avoir gravement altéré l’état général.

Le malade n'avait maigri, pendant ces six années de fièvre que de cinq kilogrammes, son appétit était resté bon, sés forces et son activité relativement peu atteintes. En dépit de nombreux examens de laboratoire, dont un Wassermann, restés tous négatifs, le malade, habitant un pays où règne endémiquement le paludisme, la fièvre de Malte et la dysenterie, est tour à tour considéré comme atteint de ces différentes affections, et subit sans aucun résultat d'ailleurs un traitement antipaludéen, puis antiamibien énergique et prolongé. Bien qu'on n'ait pu relever dans

ses antécédents, si loin qu'on y remontät, une atteinte

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dysentérique avérée, c’est vers le diagnostic d’amibiase, que les autres diagnostics, n'étant pas confirmés et qu'étant donné l'état du foie augmenté de volume et légèrement douloureux, on se trouva orienté pendant le plus longtemps.

L'échec du traitement antiamibien ajouté à l'échec des

autres traitements fit porter des réserves sur le diagnostic

d'amibiase, et malgré l'absence d'antécédents lithiasiques ou d'une maladie infectieuse antérieure, les médecins, sans abandonner définitivement l'hypothèse d'un abcès du foie, s'arrêtèrent au diagnostic de cholécystite. Son état ne -s'améliorant pas, le malade vint en Europe. En Italie le diagnostic, de cholécystite vraisemblablement calculeuse, rallia les suffrages les plus autorisés. Une cure à Montecattini fut prescrite, et en cas d'échec de celle-ci, l’ablation de la vésicule. Montecattini n'ayant en rien modifié la situation, bien au contraire, le malade vint à Paris.

Dès le premier examen, l'attention est attirée non par l'état de la vésicule qui ne présente aucune modification appréciable de forme, de consistance ou de sensibilité, mais par un accroissement manifeste du volume et de la cons'stance du foie, beaucoup plus marqué au niveau &e la région supravésiculaire et de la région épigastrique où la surface du foie paraissait nettement plus dure, plus irrépulière et légèrement plus douloureuse,

Instruit par une précédente expérience et suspectant la syphilis, bien que le malade n'en présentat aucun stigmate,

nous faisons faire, malgré ses dénégations énergiques et

un précédent Wassermann resté négatif un nouveau Was-

sermann. Ce dernier se montre fortement positif. En dépit de nos assurances les plus optimistes et du conseil que nous lui donnons de surseoir à l'intervention chirurgicale

Mate - À

BALE à.

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