Erb. in Ziemssens Handbûcher. T. XI
Charcot, d'accord avec Schultze, reconnaît qu'elle est au moins aussi fréquente que la sclérose latérale amyotrophique.
Causes occasionnelles. Le froid etThumidité ont été incriminés plusieurs fois, notamment dans l'observation de Fûrstner et Zaclier. Le traumatisme semble avoir joué un certain rôle; Silcock (1), Harcken, Striimpell, Oppenbeim, ont tous noté que le patient faisait remonter le début de sa maladie à un traumatisme; on a surtout signalé les chutes d'un lieu élevé.
Le surmenage physique, la grossesse, ont été indiqués, entre autres par Harcken.
Les maladies infectieuses paraissent avoir une réelle influence sur le développement de la syringomyélie .
Parmi elles, la fièvre typhoïde mérite une mention spéciale ; notre malade (V. obs. I) a vu une scoliose, premier symptôme de sa maladie, survenir quelques mois après une dothiénentérie. Bernhardt, Freud, Westphal, Schiippel, Sokolefr(2), Schultze, Remak, etc, ont signalé la fièvre typhoïde dans les antécédents de leurs malades. On a également noté le rhumatisme articulaire aigu, la pneumonie, les fièvres intermittentes, la blennorragie.
Causes prédisposantes. Elles semblent faire complètement défaut: l'hérédité nerveuse semble manquer dans la plupart des cas observés ; Talcoolismc a été très exceptionnellement signalé chez les syringomyéliques ; enfm et surtout nous avons en vain recherché la syphilis ; c'est à peine si elle est signalée dans deux ou trois observations par Simon et Schultze.
L'absence de causes prédisposantes, le début dans le jeune âge, la marche éminemment lente de cette affection, sont autant de raisons qui plaident en faveur de cette idée, que la syringomyélie est probablement une affection congénitale, dont la lésion aurait pour point de départ une anomalie de
1. Silcock. Transactions of. the. palh. Soc. of London. T. 39.