OBSERVATION XI
(Recueillie dans le service de M. HuTINEL).
Deux éruptions de rougeoles. — Coqueluche très catarrhale. — Double accès fébrile à trois jours d'intervalle. — Poussée fébrileintense durant quatre jours avec souffle el räles souscrépilants fins. — Double accèscomparable au premier.
Henri M..., deux ans ; « eu la rougeole en mars 1895.
Le 17 juillet, on constate des quintes de coqueluche. Elles sont longues et violentes et on en compte bientôt huit à dix dans les vingt-quatre heures.
Le %3, seconde éruption de rougeole qui évolue sans incident avec l'élévation de température propre à cette affection.
Le 4 août, la défervescence étant à peu près complète il se produit deux accès fébriles successifs de vingt-quatre heures à trois jours d'intervalle (type de l'observation VIT). La première fois le thermomètre monte à 3906, la seconde à 39°4. Comme signes physiques, seulement quelques râles sous-crépitants. Le 8, la temrépature est tombée.
Dans la suite la maladie revêt une forme
EE
Ut
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très inflammatoire : les’ quintes sont très
longues et très violentes, avec cvanose considérable ; l’enfant perd l'appétit, il a des vomissements fréquents :
sa respiration est souvent gênée, sa poitrineestsans cesse encombrée de räles plus ou moins abondants ; ilest agité et affaibli. Pendant trois mois on lui donne une potion de Tood à 40 gr. et durant les mois d'octobre et de novembre, il prend en plus des doses d’antipyrine variant entre 0,50 centigr. et 2 er. et 20 gr. de sirop phéniqué associé à quantité égale de sirop de Desessartz.
Au mois de décembre, l'état général du petit malade est plus satisfaisant et les quintes ont considérablement diminué en nombre et en intensité.
Le 11 juin, la température monte brusquement de 3704 à 4006. L'enfant est abattu, la pommette gauche est rouge et on entend un souffle intense au tiers moyen du côté gauche. Les quelques jours précédents on avait constaté des ràles fins dans le tiers inférieur du même côté. Tout fait donc penser à une pneumonie. Mais le lendemain matin il n’y a plus que 38°6 et le quatrième jour la température est complètement tombée après avoir subi deux nouvelles élévations à 3908 et à 39°6. Les signes physiques ne sont pas plus durables. Le nombre des quintes n’a pas été modifié.
Après cette pneumonie abortive, l'enfant se rètablit peu à peu et les quintes cessent le 10 février. Il y a une courte reprise à la fin du mois et une plus longue en mars. Entre ces deux reprises on constate encore deux accès fébriles, à trois jours d'intervalle, très comparables à ceux de l’observation VIT; puis la fièvre disparait définitivement.