‹ Contribution à l'étude de la température dans la coquelucheChapitre 2 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La coqueluche passe, en général, pour une affection assez bénigne. Elle présenterait effectivement peu de gravité si de nombreuses complications ne venaient Ne souvent en assombrir le pronostic.

Ces complications peuvent être de simples detidénts mécaniques occasionnés par les efforts de toux, tels que Pulcération du frein de la langue, les hémorrhagies, les vomissements, l’'emphysème ; d’autres sont d'ordres nerveux comme les accès de suffocation et les convulsions externes; mais celles qui se présentent du côté de l’appareil respiratoire sont de beaucoup les plus fréquentes. Elles sont aussi les plus redoutables et la préoccupation constante du médecin, doit être de les dépister avant qu’elles soient au-dessus des ressources de la thérapeutique.

D'après M. Cadet de Gassicourt « il y a un moyen très simple de reconnaître dès le début une complication pulmonaire : c’est de prendre la température ». En effet, dit-il, « la coqueluche étant une maladie absolument apyrétique, toute élévation quelque peu sérieuse de la température vous annonce une complication pulmonaire la seule qui s'accompagne de fièvre ». Nous reconnaissons que le moyen est fort simple mais nous ne pensons pas qu’une telle affirmation doive être prise à la lettre. Elle

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demande à être interprètée et nous nous proposons dans ce travail d'examiner, au point de vue clinique, les diverses conditions dans lesquelles on peut observer de l’'hyperthermie au cours de la coqueluche. Nous insisterons particulièrement sur certains accès fébriles, parfois intenses, qui surviennent brusquement pour disparaître de même et sur lesquels, à plusieurs reprises, M. le docteur Hutinel a attiré notre attention.

Cette étude nous a paru d'autant plus intéressante qu'il s’agit là, selon l'expression de West, de « caractères moins frappants qu’on n’a pas toujours observés avec un égal soin et qui pourtant sont d’une grande importance, en ce sens qu'ils fournissent une base sure au pronostic et des indications pour la direction du traitement ».

Le plan que nous adopterons est le suivant :

Après un assez court historique, nous étudierons, dans un premier chapitre, l'aspect général de la température dans la coqueluche en dehors des complications.

En second lieu, nous décrirons les poussées fébriles, éphémères dont nous venons de parler.

Nous consacrerons un troisième chapitre aux complications fébriles.

Enfin nous parlerons du diagnostic que nous ferons suivre de quelques considérations sur le pronostic et sur le traitement.

Avant d'aborder notre sujet, nous sommes heureux de pouvoir adresser ici l'hommage de notre gratitude à tous les maîtres éminents et dévoués qui nous ont dirigé dans le cours de nos études médicales. C'est avec un vifregret que nous nous voyons dans l'obligation de renoncer à leur précieux enseignement.

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