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poids à diminué de 10 kilogrammes. Le malade quitte
l'hôpital très salisfait, ; Remarque. — Comme le fait très justement observer
Minkowski dans ce cas particulier où d’autres diurétiques avaient amené une assez forte diurèse, la théocine put déterminer une augmentation encore plus élevée et efficace, mais il a semblé se faire une sorte d'accoutumance : avec des doses répétées, l'effet-diurétique est devenu de plus en plus faible.
OBSERVATION ÎJII
(Malade du Docteur Vigouroux, de Montpellier)
Elise T., 45 ans, matelassière, rue Balard.
Antécédents héréditaires. — Père mort hydropique à 50 ans ;: mère morte de suites de couches.
Antécédents personnels. — Typhoïde à 19 ans, 2 fils
bien portants; a subi l’hystérectomie il ÿ a 4 ans pour fibrôme.
Ilya 4 mois, aété forcée d'abandonner son travail à cause dedyspnée au moindre effort, de vertiges, d'affaiblissement général, de troubles dyspeptiques, vomissements, anorexie. À cette époque, un médecin lui a ordonné de l'iodure sans grand résultat. Dans la suite, des œdèmes ont apparu aux malléoles. Depuis un mois, son état s’est beaucoup aggravé; a pris pendant 3 jours de la digitale dont elle a retiré un grand sonlagement et qui a déterminé une crise urinaire considérable; le 5° jour de cé traitement, a tenté de quitter le lit, mais a été prise de vertige, a faitune chute et s’est blessée à la jambe. Revenueault,
son état s'est aggravé à nouveau, malgré qu'il lui ait été ordonné des cachets de théobromine.
Le ? juillet, nous la voyons une première fois, 8 Jours après son accident. Elle présente un œdème considérable s'étendant des extrémités inférieures au thorax et occupant également les mains; la face est pâle, terreuse, la langue sale, anorexie absolue; dyspnée assez marquée ; urines foncées, troubles (250 grammes par 24 heures).
A la jambe, large plaie ulcérée suppurée; le voisinage est enflammé sur une étendue grande comme Ja main: varices aux deux jambes.
À la poitrine, congestion des 2 bases, sibilants et muqueux. Pouls petit, irrégulier, fréquent, 100 à la minute. Double souffle à la pointe du cœur. Le thorax est œdématé, le ventre ballonné.
Infusion de digitale administrée pendant ? jours, La dyspnée s’atténue beaucoup, mais la quantité d'urine ne s'élève guère (450 grammes). Elle redescend le jour suivant.
Le 5 juillet, ? cachets de théobromine sont donnés; l'urine remonte à 400 grammes.
Le 6, 2? cachets de 0,30 centigrammes de théocine ; 10 heures après, les urines sont à 450 grammes; le lendemain matin, c'est-à-dire 24 heures après le 1° cachet, 18 heures après le second, les urines sont à 100 grammes. Pouls — 100.
Le 7, 3 cachets; les urines sont à 1.200 grammes. C’est le maximum obtenu. Tous les symptômes se sont améliorés, l'œdème est considérablement réduit. Pouls — 96. Pas de changement au cœur.
Cependant des accidents d’intolérance, peu marqués le premier jour, assez accusés les deux jours suivants, obli-
gent à suspendre le médicament. Ce sont des vomissements et des coliques intestinales avec diarrhée.
Du 7 au 12, la quantité d'urine a diminué à nouveau et se trouve à 400 grammes. Les œædèmes sont moindres qu'avant la théocine, et l'état général s’est amélioré ; en particulier la dyspnée est bien moins prononcée, quoique l’'auscultation pulmonaire ne révèle pas de changement important.
Analyse des urines. — 5 juillec : quantité, 400 cce.; densité, 1030 ; urée totaie, 9, 10 ; chlorures, totaux, 3.
7 juillet : quantité, 1.200 ec.; densité, 1.027; urée totale, {2,15 ; chlorures, totaux, 11,50.
En somme, densité abaissée, urée légèrement augmentée, crise de chlorures.
OBSERVATION [IV (Communiquée par le docteur Gayraud, de Nice) Nous soignons depuis quatre mois le malade B... R..,
49 ans, ancien chauffeur à la Cie des chemins de fer, que son endocardite a fait réformer il v a un an.
Antécédents hérédilaires. — Père vivant, mère morte à 20 ans d’une cardiopathie.
Antécédents personnels. — Paludisme contracté aux
colonies à 25 ans ; depuis 5 ans n'a plus eu de crise. Habitudes d’alcoolisme.
Se plaint depuis deux ans de palpitation, d’insomnie, de céphalée, de dyspnée, d'œdème malléolaire d’abord localisé et inconstant, persistant depuis plusieurs mois. Dyspepsie alcoolique, pituile matutinale.
IQ
Nous avons institué à trois reprises différentes la médication digitalique, les deux premières fois avec un certain succès, la troisième sans bénéfice aucun.
Le 24 juin, nous sommes rappelé par le malade qui présente un œdème généralisé avec ballonnement considérable du ventre. Dyspnée intense, la nuit cauchemar, malgré une insomnie presque complète. Une potion de chloral a été donnée la veille par un autre médecin.
Pouls à 96, très irrégulier et petit. Double souffle à la pointe (3 mois avant ne présentait qu'un souffle systolique). Ràles d’œdème aux bases.Urines: 350 ce., troubles.
Lavement purgatif du codex. Puis spartéine pendant 3 jours sans aucune amélioration.
Du 29 juin au 5 juillet 60 à 90 egr. de théocine par jour. Les urines se sont éclaircies et ont doublé le premier jour, triplé le deuxième, puis se sont maintenues vers 500 cc.; ni sucre,ni albumine.
Dès le deuxième jour, quelques accidents d'intolérance sans gravité {nausées et fourmillements aux jambes). Mais le cinquième jour, des vomissements assez violents suivent l'absorption du deuxième cachet. La théocine est suspendue.