PROPHYLAXIE
Nous ne voulons pas terminer ces quelques considérations sans tirer, de ce que nous disions plus haut à propos de la contagion de la tuberculose, une conséquence prophylactique de la plus haute importance.
Cette conséquence, c’est qu'il faut éviter à tout enfant le contact, et à plus forte raison lui interdire le séjour avec un tuberculeux.
Cette règle aura force de loi toutes les fois qu’il s'agira d’un enfant atteint de rougeole, de bronchite, de coqueluche, de toute affection en un mot qui ouvre les portes à l'ennemi, qui crée l'opportunité bacillaire.
Nous estimons en effet qu'il est, dans ce cas, tout aussi dangereux d'exposer un enfant au contact d’un tuberculeux que dangereux il serait de l’exposer atteint d’une angine au contact d'un diphthéritique.
Mais, ainsi que le faisait remarquer M. Landouzy (1), si l’on peut beaucoup contre la tuberculose par conta-
gion, que faire contre la tuberculose par hérédité contre l’hérédo-tuberculose ?
(1) Suppléance du cours d'hygiène, 1885.
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