‹ Contribution à l'étude de la tuberculose externe du chat: essais de traitement par la dihydrostreptomycineChapitre 10 sur 32 · EVOLUTION DE LA MALADIE — TERMINAISON · texte numérisé non relu

EVOLUTION DE LA MALADIE — TERMINAISON

La maladie évolue inexorablement vers la mort. Cette évolution se montre plus ou moins rapide suivant les circonstances favorisantes. Mais en considérant la longévité moyenne du chat, on peut dire que l'issue fatale est vite arrivée, puisqu'aussi bien, dans les formes évolutives les plus lentes, la survie de l’animal ne dépasse guère un an.

Si chez les bovins, certaines formes de tuberculose peuvent être très longtemps compatibles avec un bon état de santé apparente, il n’en est pas de même chez les félidés. En effet, chez ces derniers l’évolution n’est que très rarement retardée par le processus de la calcification des lésions. L'absence de ce phénomène d’auto-défense donne une toute particulière gravité à la maladie.

Aux différentes manifestations externes, oculaires, cutanées ou ostéo-articulaires, se joignent des atteintes pulmonaires ou pleurales, une bacillémie se produisant à partir du foyer primitif, intestinal dans la majorité des cas. Les lésions superficielles vont aboutir à des chancres phagédéniques, les lésions profondes à des cavernes ; et la généralisation du processus morbide apparaît.

De joueur qu’il était, l’animal devient indifférent à son entourage. Le chasseur n’a que faire des rongeurs. Les allures vives lui sont interdites.

La température rectale du sujet oscille autour de 39°, mais présente souvent d’un jour à l’autre d’importantes variations (jusqu’à plus de 1°). En même temps, l'appétit est diminué ; l’amaigrissement suit. Si l’émaciation musculaire

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