‹ Contribution à l'étude de la tuberculose externe du chat: essais de traitement par la dihydrostreptomycineChapitre 14 sur 32 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ESSAI DE TRAITEMENT DES MANIFESTATIONS EXTERNES DE LA TUBERCULOSE SPONTANEE DU CHAT

1. — Historique des moyens thérapeutiques. expérimentés dans le traitement de la tuberculose du chat.

Depuis une cinquantaine d’années, de nombreux agents thérapeutiques ont été expérimentés dans le traitement de la tuberculose du chat. En fait, aucun traitement n’a, jusqu'à maintenant, donné satisfaction. |

Après la découverte de Robert Koch, l'emploi thérapeutique de la tuberculine à été expérimenté. Il n’a donné que des résultats inégaux. Rappelons que, chez le chat, des tuberculinations successives et répétées peuvent amener la cicatrisation rapide des lésions externes, mais le sujet est emporté par la suite par une granulie pulmonaire (P. Collet).

Si l’antigène méthylique de Boquet et Nègre a pu donner : quelques résultats dans certaines formes de tuberculose osseuse chez l’homme, son emploi s’est montré peu encourageant par ailleurs. |

La sérothérapie n’a pas donné davantage satisfaction. Si le sérum de Jousset a freiné l’évolution tuberculeuse dans les conditions expérimentales, il n’a, fourni aucun résultat dans la maladie naturelle.

Le traitement chirurgical, tel le curetage à la curette de Wolkman, avec résection totale ou partielle de l’os, n’est qu’un pis aller, car il ne supprime pas la source des lésions.

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Les sels d’or (Sanochrysine, Crisalbine) ont connu un certain succès en Allemagne, il y a une trentaine d’années. Ils se sont montrés actifs in vitro et dans certains cas de lupus, d'asthme et de rhumatismes tuberculeux chez l’hommé ; ils sont inactifs chez les carnivores ; de plus leur prix de revient condamne une telle thérapeutique. É

L’avènement des sulfamides avait donné de gros espoirs Elles se sont révélées totalement inactives. Dans une seule observation décrite par Laude (1948), la Sulfamidothiourée (Fontamide) a permis d’obtenir la guérison d’une lésion faciale rapportée à la tuberculose chez un chat, après un traitement de cinq semaines.

L'huile de Chaulmoogra s’est montrée active vis-à-vis du bacille bovin 7 vitro, mais les résultats se sont révélés décevants im vivo.

L'huile de foie de morue, les sels de calcium ne peuvent constituer que des traitements adjuvants. La vitamine C ne fait que renforcer les défenses naturelles. Le chlorure de calcium utilisé dans les hydropisies ne procède que d’une thérapeutique symptomatique. Le Calciférol à cependant été utilisé dans le traitement de la tuberculose humaine ; on a pu obtenir des résultats dans certaines tuberculoses des séreuses, de la peau et des ganglions, en utilisant une posologie élevée (Charpy, 1948). Un tel traitement n’a pas été, à notre connaissance, utilisé chez les carnivores domestiques.

La pénicilline, sur laquelle on avait fondé de grands espoirs, s’est montrée totalement inactive.

Mais depuis quelques années, de nouveaux produits, tant antibiotiques qu’agents de synthèse, ont fait l’objet de travaux innombrables concernant leur action antituberculeuse in vivo et dans les tuberculoses expérimentales. Certains d’entre eux ont donné des résultats très encourageants dans la tuberculose de l’homme et sont, à l’heure actuelle, largement employés: Streptomycine, Néomycine, Sulfones, Acide para-amino-salicylique, Semicarbazones, Thiosemicarbazones, Hydrazides, Acyl-arylthiosemicarbazides.….

En fait, on ne saurait conclure du laboratoire à la cli-

nique, pas plus que d’une espèce à l’autre. Nous nous sommes proposés d'étudier ici le traitement des manifestations de la tuberculose spontanée du chat par la Dihydrostreptomycine ; cette étude a déjà fait l’objet de quelques publications : Robin, Charton et Morange, 1950 ; Morange, 1952 ; des travaux ont déjà été entrepris au Service de Clinique Chirurgicale de l’Ecole Vétérinaire de Lyon et nous rapporterons les : observations cliniques publiées par MM. P. Collet, G. Cantenot et J. Coulon en 1951.

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