CONCLUSIONS
I — La tuberculose frappe fréquemment le chat.
= IE — Les manifestations externes de la tuberculose du chat ne sont pas toujours rapportées à leur véritable cause. La présence de lésions cutanées, oculaires, osseuses ou articulaires coïncidant avec une adénite des ganglions mésentériques constituera une forte suspicion de tuberculose et entraînera systématiquement la tuberculination.
III. — La tuberculose du chat évolue rapidement et amène inexorablement la mort.
IV. — Le chat se contamine surtout par voie digestive, avec localisation primaire au niveau des ganglions mésentériques. Le bacille tuberculeux de type bovin est le plus souvent en cause. Le chat tuberculeux présente un réel danger pour l’homme et surtout pour l’enfant ; les lésions externes et ouvertes sont les plus dangereuses.
V.— Les divers traitements expérimentés antérieurement dans la tuberculose du chat se sont montrés totalement inefficaces.
VI. — La dihydrostreptomycine s’est révélée efficace dans le traitement des manifestations externes de la tuberculose spontanée du chat.
Le médicament a été utilisé à la dose quotidienne de 50 cgr., répartie en deux injections pratiquées matin et soir ; il s’est montré d’une parfaite innocuité.
La dihydrostreptomycine supprime une abondante source de contagion en amenant une stabilisation et une guérison durables des lésions cliniquement décelables.
ne Re
On ne peut affirmer que la stérilisation bactériologique
de l'organisme est obtenue. Grâce sans doute, à une posologie élevée, le phénomène de « dihydrostreptomycino-ré-
sistance » ne semble pas être apparu.
On peut espérer que l’emploi simultané d’autres agents antituberculeux et de dihydrostreptomycine pourra permettre, en l’absence de législation sanitaire, un traitement efficace et absolument sans danger de la tuberculose du
chat. *
Vu : LE PROFESSEUR RESPONSABLF DE L'ECOLE NATIONALE VÉTÉRINAIRE,