‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose IrienneChapitre 11 sur 27 · SIGNES GÉNÉRAUX TÉMOIGNANT DE LA SENSIBILITÉ D'UN SUJET · texte numérisé non relu

SIGNES GÉNÉRAUX TÉMOIGNANT DE LA SENSIBILITÉ D'UN SUJET

a) Signes cardiovasculaires. — Ils ont été surtout étudiés par Henri Lagrange qui a insisté sur leur importance dans l’établissement du diagnostic. Ce sont : la tachycardie, la microcardie et l’hypotension.

La tachycardie est due aux toxines tuberculeuses qui provoquent une névrite pneumogastrique ou une altération des glandes thyroïde et surrénale. Elle s’accompagnera de troubles fonctionnels, de palpitations, de douleurs phréniques et de dyspnée d’effort.

La microcardie : Nous aurons l’aspect classique du petit cœur tuberculeux de Laennec lorsque ce petit

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cœur atrophié n’est pas dilaté par des troubles circulatoires. À la radioscopie nous constatons souvent l'image dite du « cœur en goutte », disposition sans doute congénitale et prétuberculeuse.

L'hypotension porte en général sur la maxima tandis que la minima reste inchangée. Le retour à la normale est un critérium de guérison. Cette hypotension serait due aux toxines, soit directement par la substance qu’elles renferment, soit indirectement par l'insuffisance surrénale qu’elles provoquent.

b) Signes pulmonaires. — Les statistiques de nombreux auteurs (Axenfeld, Achermann, Stalder, Meisner, Tinoff, Kalman, Mario, Goldenberg, Michael, Naach, Urbanek, Meller, Rist) sont d’accord sur l’antagonisme, sorte de « singulier balancement » qui paraît exister entre les deux formes : pulmonaire et oculaire de tuberculose.

Dans la tuberculose oculaire, les signes pulmonaires sont infimes ou paraissent absents. Ils constituent le complexe primaire qui peut être toujours décelé à un examen attentif aux rayons X. Ecoutons la description qu’en font MM. Rist et Ribadeau-Dumas : « Ces vestiges calcifiés d’une primo-infection tuberculeuse guérie se retrouvent dans les champs pulmonaires d'enfants ou d’adultes sains. Ils existent le plus ordinairement à la base d’un lobe dans le prolongement d’une ramification bronchique, parfois près de la plèvre dans la région axillaire, rarement au sommet. Lorsque l’on constate une de ces calcifications intraparenchymateuses, on trouve toujours une calci-

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