DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DU TUBERCULOME
Dans le cas de tuberculome ciliaire, la clinique, l’âge, les antécédents, les recherches sérologiques nous aiguilleront assez souvent vers le diagnostic.
Félix Lagrange, sans son traité des humeurs, énumère les principaux diagnostics à faire.
Si la lésion n’est pas au stade perforant :
a) Le gliome ;
b) Le décollement rétinien simple ;
c) Une tumeur primitive ou secondaire du corps ciliaire ;
d) Une gomme du corps ciliaire ;
e) Un cysticerque.
Si la lésion évolue vers la perforation :
a) L’épisclérite ;
b) Le leuco-sarcome.
L'intérêt pratique est limité par le peu de ressources thérapeutiques dans les deux cas. La question est souvent résolue après énucléation par l’examen histologique.
Dans le cas de tuberculome irien il faudra éliminer :
a) La gomme syphilitique ou hérédo-syphilitique ;
b) La sporotrichose de l'iris ;
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c) Les lymphomes iriens leucémiques ou pseudoleucémiques ;
d) Les tumeurs malignes de l'iris ;
e) Le mélanome ;
f) La granulome solitaire de Wecker;
g) Les tumeurs par réaction inflammatoire ;
h) Les prolapsus et les abcès iriens ;
i) Le léprome.
La plupart de ces affections sont extrêmement rares ; seul le diagnostic des gommes syphilitiques aura un intérêt pratique immédiat. Il se fera par les réactions sérologiques et surtout par l’épreuve du traitement ioduré et mercuriel.
2° DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DE L’IRIDO-CYCLITE NODULAIRE INFLAMMATOIRE
Ici le diagnostic sera extrêmement difficile et aura une très grande importance du fait de l’efficacité d’un traitement précocement institué. Cette nécessité d’agir vite nous privera de certains moyens de diagnostic trop longs à établir ou nous obligera à agir en attendant ces renseignements complémentaires. On sera amené à préférer les épreuves du traitement.
Après avoir éliminé facilement les causes locales d’iritis : traumatisme, contusion, plaie avec ou sans corps étrangers, propagations des lésions des membranes voisines (kératites, ulcères, choroïdites) il faudra éliminer les causes générales : gonococcie, rhumatisme et syphilis.
En ce qui concerne la syphilis nous devrons tou-
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jours y penser, car elle est la cause la plus fréquente d’irido-cyclite. Il faudra donc d’emblée instituer un traitement d’épreuve pendant que se poursuivra examen clinique, radiographique et humoral.
Enfin il reste encore une grande cause d’erreur : liritis rhumatismale arthritique. On englobait autrefois sous ce nom bon nombre d’iritis tuberculeuses. Depuis que ces dernières sont bien connues, leur domaine est plus restreint maïs elles constituent néanmoins une réalité clinique importante.
Le terme d'iritis rhumatismale est un diagnostic morphologique justiciable d’une enquête étiologique (H. Lagrange), nécessaire non seulement pour l’établissement d’un diagnostic complet mais encore pour le choix du traitement différent suivant que l’on aura affaire à un rhumatisme d’origine infectieuse, dyscrasique ou toxique.
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