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génie de ces états qu'il rattache à la tuberculose inflammatoire. Les sujets atteints d’infantilisme génital ont, le plus souvent, des antécédents héréditaires fortement chargés : tuberculose, syphilis ou alcoolisme des parents. Eux-mêmes sont des débiles et présentent presque toujours des tares multiples malformations thoraciques, diminution de la capacité respiratoire, etc, toutes causes créant un terrain très favorable à l'installation d’une tuberculose pulmonaire. Dès lors, il semble que cette hypoplasie utérine soit l'effet et non la cause de l'infection bacillaire. Comme le dit M. le professeur Poncet « la prédisposition des hypoplasiées à la tuberculose « ne doit pas être rattachée à la chétivité de leur ap- « pareil génital, elle vient de ce qu'elles sont déjà « tuberculeuses quelque part, l'hypoplasie est elle- « même fonction de leur infection ». Ce sont les toxines issues d’un foyer primitif qui le plus souvent ont produit l’atrésie, c’est le plus souvent d’un foyer pulmonaire que partent les bacilles qui iront dans ce cas se localiser secondairement à l’utérus.
Aménorrhée. Troubles menstruels. Inflammations utérines antérieures. — L'’aménorrhée et les troubles menstruels nous paraissent avoir une grande importance ; on trouve la tuberculose utérine en effet chez des femmes qui n'avaient jamais été réglées ou avaient eu une menstruation tardive. Les troubles menstruels traduisent une inflammation utérine souvent banale, mais qui préparera le terrain à l'infection tuberculeuse. Le rôle exact des règles
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dans l'infection utérine reste encore très discuté. La menstruation serait d'après Sippel un énergique moyen de défense. Il s'établit à ce moment dans l’utérus un courant assez intense pour entraîner au dehors les produits tuberculeux, et ce flux menstruel agit non seulement de cette façon, mais encore en déterminant une chute épithéliale qui entraïnerait mécaniquemnt toute formation tuberculeuse superficielle. L’aménorrhée agirait, non seulement en supprimant ces causes mais encore par l’atrophie climactérique qu'elle amènerait avec elle. D’autres auteurs pensent au contraire que la tuberculose trouve un terrain très favorable dans l’utérus à l’époque des règles, et Grafénger semble avoir prouvé que la menstruation stimulait précisément les affections inflammatoires des organes génitaux internes.
Dans deux observations de Vassmer, nous remarquons des troubles menstruels tout à fait opposés aménorrhée dans le premier cas, pertes menstruelles augmentées dans le deuxième. Dans une observation de Walther nous remarquons une menstruation tardive et nous rapprochons, à ce point de vue, cette observation de celle de Weill qui sera rapportée plus loin.
Enfin, il nous a paru logique de placer ici une observation de Derville fort intéressante à plusieurs points de vue et où la contamination tuberculeuse aurait été préparée, semble-t-il, par une inflammation gonococcique. (Obs. VI).