HISTORIQUE
Sans remonter à des temps très reculés, la tuberculose utérine n’en est pas pour cela une notion d’acquisition récente.
Actuellement, grâce aux progrès chirurgicaux accomplis en trente ans et tout particulièrement dans le domaine de la gynécologie, la tuberculose utérine est mieux connue.
De vieux auteurs l’avaient déjà signalée. MorGaGnt, Louis, RayNaUD la mentionnent déjà avant qu’une étude plus complète en soit faite par des gens comme BROUARDEL et CORNIL, qui furent les premiers à publier des cas, dont ils avaient confirmé le diagnostic par un examen microscopique.
C’est le premier pas important que franchit alors la tuberculose utérine dans l’histoire de la médecine. Elle est une maladie classée, séparée des autres affections du petit bassin. |
Depuis, la tuberculose utérine a donné matière à bien des travaux et à bien des rapports. L'Ecole française de chirurgie l’a particulièrement étudiée. A l’étranger, le Professeur DANï£L, de Bucarest, se fait remarquer par le nombre et l'importance des écrits qu’il lui consacre. J.-L. Fau- RE (1902), PozLosson (1905), PATEL, VILLARD, DONNAY (1930), inscrivent leur nom en marge des travaux.
Tout récemment encore MM. COURRIADES et JAULAIN publiaient un mémoire important consacré à la tuberculose du
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corps de l'utérus. Aussi, est-il intéressant de connaître les aspects de cette affection. Dans cette étude, ignorant volontairement les autres localisations génitales de la tuberculose (annexes, vulve, vagin), nous nous occuperons exclusivement de la bacillose du corps de l'utérus, qui pose de nom- breux problèmes cliniques et thérapeutiques intéressant médecins et chirurgiens. Son diagnostic est une question délicate et importante. Il est capital de la dépister, avant que la situation ne se complique par des généralisations secondaires.
DANIEL écrivait: « Grâce aux progrès de la chirurgie abdominale gynécologique, qui permet de mieux explorer la cavité pelvienne, grâce à l'examen anatomo-pathologique des pièces extirpées, la tuberculose génitale est aujourd’hui mieux reconnue, elle peut être mieux étudiée ».
Nous devons ajouter que, peut-être, mais ceci demandera un nombre plus important d'observations confirmant celle que nous relatons, peut-être, grâce à la radiographie utérine après injection de lipiodol, il sera possible de la dépister, avant l’opération, de façon quasi-certaine.