CHAPITRE IL
Fréquence de ia Tubereulose pulmonaire parmi les vieillards
Puisque la fréquence de la tuberculose pulmonaire sénile a été et reste encore l'objet de contestations, il est indispensable d'examiner une fois de plus les statistiques qui ont servi de base à ces discussions et d’en interpréter les résultats. La tuberculose pulmonaire à justement suscité une succession ininterrompue de statistiques. La statistique, avec ses allures mathématiques et rigoureuses, convient bien à la mentalité de notre génération : elle paraît exacte et précise, elle évite les spéculations osées, et l'esprit ÿ trouve, sans réflexions laborieuses, des conclusions faciles. Il ne faut pourtant pas en exagérer la valeur et proclamer, comme Toulmouche, que « les sciences d'observation ne peuvent » se perfectionner que par la statistique qui, seule, enre- » gistre tout et n'oublie rien ». En réalité, la méthode numérique, surlout lorsqu'elle s'applique aux phénomènes de la vie, n'évite ni les causes d'erreur, ni les partialités inhérentes à l'observateur; elle trompe, en outre, et d'autant plus lourdement, qu’elle donne comme absolus des chiffres qui, modifiés par des coefficients souvent inconnus, ne peuvent être que relalifs. Trousseau avait vu ces inconvénients el il en prévenait ses élèves par une critique sévère qu'il terminait ainsi : « Cette méthode mène à des résultats qui
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.» ne sont el ne peuvent être que des faits bruts, que des .» notions élémentaires. Ces faits, ces notions, sont une » pâture pour l'intelligence qui les élabore ». Les conclusions des statistiques qui se trouvent réunies dans ce chapitre doivent donc être considérées comme de simples indications, mais qui peuvent donner, par la force des chiffres, une idée assez exacte des ravages de la tuberculose pulmonaire parmi les vieillards.
Ces travaux peuvent être classés, pour la netteté de leur comparaison, en quatre groupes principaux :